Les spécificités du divorce international entre époux français et étrangers

laurent latapie avocat UIA faillite internationale
laurent latapie avocat UIA faillite internationale
laurent latapie avocat UIA faillite internationale

La question du Divorce international en France

Le divorce est une procédure complexe, surtout lorsqu’il implique des époux avec une nationalité différente ou résidant dans un état différent. 

Le cas des divorces internationaux en France est typique des défis de type juridiques que les couples peuvent rencontrer. 

Cet article explore les lois, règlements et procédures applicables, notamment le Code Civil français, le règlement Bruxelles II bis et la Convention de La Haye. 

Il aborde la compétence des tribunaux, le rôle des avocats, le domicile habituel, la garde de l’enfant, le régime matrimonial et la reconnaissance de jugement. 

Une compréhension approfondie de ces aspects est essentielle pour naviguer dans les divorces internationaux à Fréjus.

Le cadre juridique des divorces de type internationaux

La Loi française et la dissolution du mariage

En France, le divorce est régi par le Code Civil. 

Lorsque l’un des époux réside à Fréjus, la loi française peut s’appliquer, même si l’autre époux habite à l’étranger. 

Le juge français peut être saisi pour trancher le litige, en particulier si la résidence habituelle de l’un des ex-conjoints étranger ou non se trouve sur le territoire français. 

Les compétences du juge français dans des divorces internationaux sont souvent déterminés par la résidence habituelle des ex-conjoints et par les règlements européens, tels que le règlement Bruxelles II bis, qui fixe les règles de compétence et des reconnaissances des décisions de loi en matière matrimoniale. 

Par conséquent, même si un époux dispose d’un domicile à l’étranger, le tribunal de Fréjus peut être compétent pour prononcer les divorces et régler les questions accessoires, comme la garde des enfants et la répartition des biens de type immobiliers ou autres.

Ces compétences visent à protéger les droits des ex-conjoints et de leur enfant impliqués dans le divorce, tout en assurant une application cohérente et juste des lois françaises et internationales.

Le Règlement Bruxelles II bis

Ce règlement de l’Union Européenne, connu sous le nom de Bruxelles II bis, est crucial dans les divorces de type internationaux. 

Il détermine les compétences des juridictions et la reconnaissance d’une décision de loi en matière matrimoniale et de responsabilité parentale au sein des États membres. 

Grâce à cela, les tribunaux de différents pays de l’UE peuvent déterminer plus facilement quelle juridiction est compétente pour traiter les divorces internationaux.

En conséquence, un tribunal à Fréjus pourrait appliquer ce règlement pour déterminer ses compétences et la loi applicable dans une affaire de divorces impliquant des ex-époux de nationalités différentes ou résidant dans des pays différents. 

Par exemple, si l’un des époux dispose d’un domicile à Fréjus et l’autre dans un autre État membre de l’UE, le règlement Brux. II bis aidera à clarifier quel tribunal est compétent pour prononcer le divorce et quelle est la loi qui doit être appliquée. 

Cela garantit une certaine cohérence et une reconnaissance mutuelle des décisions de loi au sein des états de l’UE, facilitant ainsi le processus pour les couples et les autorités de type judiciaires.

La Convention de la Haye

La Convention de La Haye sur les aspects civils de l’enlèvement international d’enfant et la Convention de La Haye sur la protection de l’enfant et la coopération en matière d’adoption internationale sont également pertinentes dans les procédures de divorces internationaux. 

Elles visent à protéger les droits des enfants en garantissant leur retour rapide dans leur état de résidence habituelle en cas d’enlèvement et en régulant les procédures d’adoption pour assurer leur bien-être. 

Ces conventions internationales sont cruciales pour prévenir les conflits de juridiction et assurer que les décisions concernant la garde et la protection d’un enfant soient respectées et appliquées de manière uniforme à travers les territoires signataires, y compris en cas de divorces de type internationaux impliquant des ex-conjoints résidant à Fréjus.

Compétences des tribunaux

Compétences du tribunal français

Pour qu’un tribunal français soit compétent dans une affaire de divorce international, il est généralement nécessaire que l’un des époux réside habituellement en France. 

La résidence habituelle est un concept clé dans le droit international privé, souvent définie par la durée et la stabilité de la résidence dans le lieu concerné. 

Cela implique que l’époux doit avoir une présence régulière et continue en France, avec une intention manifeste de s’y établir de manière stable.

Cette notion de résidence habituelle permet aux tribunaux français de s’assurer qu’ils ont une connexion suffisante avec les parties impliquées pour traiter le divorce de manière équitable. 

En pratique, cela signifie que si l’un des ex-conjoints vit de manière stable à Fréjus, par exemple, les tribunaux français peuvent être compétents pour le prononcé et régler les questions connexes telles que la garde d’un enfant et la répartition des biens. 

Cette règle vise à protéger les droits des parties et à assurer une application cohérente des lois françaises et internationales en matière de divorces.

Compétences des tribunaux étrangers

Si les ex-conjoints résident dans un état différent, des conflits de compétences peuvent survenir. Les règlements européens et les conventions internationales aident à résoudre ces conflits. 

Ils déterminent quel tribunal est le plus approprié pour juger des divorces en fonction de critères tels que les résidences habituelles des époux et l’intérêt supérieur de l’enfant.

Ces instruments de loi visent à éviter les décisions contradictoires et à garantir une certaine harmonisation des procédures à travers les différents territoires. 

Par exemple, si l’un des époux habite à Fréjus et l’autre dans un autre État membre de l’UE, ces règlements et conventions clarifient quelle juridiction est compétente, facilitant ainsi le processus judiciaire.

Procédure de divorces en France

Choix des juridictions

Les ex-conjoints peuvent parfois effectuer le choix de la juridiction compétente par accord mutuel, ce qui peut simplifier le processus. 

Toutefois, cet accord doit respecter les règles internationales et nationales en matière de compétences pour être valide. 

Les règlements européens, comme le règlement Bruxelles II bis et les conventions internationales, définissent les conditions sous lesquelles un tel choix de juridictions est acceptable.

Par exemple, la résidence habituelle de l’un des époux ou de l’enfant peut être un facteur déterminant. 

De plus, l’accord ne doit pas enfreindre les droits fondamentaux des parties impliquées, notamment ceux des petits. 

En respectant ces règles, les ex-conjoints peuvent faciliter la reconnaissance et l’exécution de la décision du processus à l’international, assurant ainsi une procédure de loi plus harmonieuse et équitable.

Rôle de l’Avocat 

Le rôle de l’avocat, est crucial dans les cas de divorce international. 

L’avocat peut aider à naviguer dans les complexités juridiques de ces procédures. 

Il joue un rôle clé en conseillant les époux sur les différentes juridictions compétentes et les lois applicables, selon les règlements européens et les conventions internationales.

Ils assiste également dans la préparation des documents nécessaires, la représentation devant les tribunaux et la négociation d’accords entre les parties. 

Leur expertise permet d’assurer une procédure plus fluide et équitable, en protégeant les droits des époux et des enfants impliqués dans les divorces internationaux.

Le Jugement de divorce

Le jugement de divorce prononcé par un juge en France doit être reconnu dans les autres États membres de l’Union Européenne, conformément au règlement Bruxelles II bis. 

Ce règlement assure une uniformité et une reconnaissance mutuelle d’une décision de divorces à travers l’UE, facilitant la libre circulation des personnes. 

Ainsi, un divorce prononcé à Fréjus sera automatiquement reconnu dans un autre État membre sans besoin de procédures supplémentaires. 

Cela simplifie considérablement les démarches pour les époux, surtout lorsqu’ils sont de nationalités différentes ou résidant dans des pays différents. 

En garantissant cette reconnaissance mutuelle, le règlement Bruxelles II bis vise à éviter les conflits de compétence et les décisions contradictoires, assurant ainsi une application cohérente et juste des jugements de divorce au sein de l’Union Européenne.

L’importance du cabinet d’avocats compétent en divorce international et les effets de la dissolution du mariage à Fréjus

L’importance de recourir à un cabinet d’avocats compétent en divorce avec ou sans juge en France pour un des ex-conjoints étrangers, ne peut être surestimée, surtout dans des cas complexes. 

L’objectif du cabinet est d’avoir une connaissance approfondie des lois nationales et internationales qui régissent les divorces impliquant des époux une nationalité différente ou résidant dans un état différent. 

L’avocat doit être à même de naviguer dans les dédales juridiques des règlements européens et des conventions internationales. 

L’avocat peut déterminer les juridictions compétentes, conseiller sur la loi applicable et s’assurer que les droits des parties, notamment de l’enfant, sont protégés. 

L’expertise de l’avocat permet également de gérer efficacement la répartition des biens, le régime matrimonial et les pensions alimentaires, en respectant les règles de compétences et de reconnaissance de jugement en France.

Au regard de la loi française, les effets de la dissolution du mariage avec ou sans juge à Fréjus incluent la nécessité de réorganiser les responsabilités parentales, de statuer sur la garde et le droit de visite des enfants, et de répartir équitablement les biens et les dettes. 

Un cabinet avec un professionnel du droit international privé compétent peut aider à résoudre ces questions de manière équitable et en conformité avec les lois françaises et internationales. 

En somme, un avocat compétent en droit international est crucial pour garantir des procédures de divorce harmonieuses, protéger les droits des parties et des enfants, et assurer la reconnaissance internationale des jugements de divorce.

Il convient de citer un exemple jurisprudentiel en la matière déterminant l’application du juge français : 

Cour de cassation, 13 mai 2020, n° 19-10.941 : 

 M. X… fait grief à l’arrêt de dire la juridiction française incompétente, alors « que les articles 14 et 15 du code civil qui donnent compétence à la juridiction française à raison de la nationalité française du demandeur pour le premier de ces textes ou du défendeur pour le second de ces textes n’ont lieu de s’appliquer que lorsqu’aucun critère ordinaire de compétence territoriale n’est réalisé en France ; qu’il résulte de l’énoncé des qualités des parties tant par l’ordonnance entreprise que par l’arrêt attaqué que M. Y…, défendeur à l’action de M. X…, est domicilié en France à […], M. Y… comme M. X… étant de surcroît de nationalité française ; qu’il en résulte que le tribunal de grande instance de Grenoble était selon les règles ordinaires territorialement compétent pour statuer sur la demande de M. X… contre M. Y… ; qu’en accueillant l’exception d’incompétence de M. Y… et en déclarant les juridictions françaises territorialement incompétentes pour connaître du litige au profit des juridictions algériennes, au motif que M. X… aurait renoncé au privilège de juridiction de l’article 15 du code civil quand les juridictions françaises étaient normalement compétentes au regard des règles ordinaires de compétence territoriale, la cour d’appel a violé le texte susvisé par fausse application et les articles 42 et 43 du code de procédure civile par refus d’application. »

Réponse de la Cour :

Recevabilité du moyen :

La recevabilité du moyen est contestée en défense, en raison de sa nouveauté.

Le moyen, de pur droit, n’est pas nouveau. Il est donc recevable.

Bien-fondé du moyen :

Vu l’article 15 du code civil et l’article 42 du code de procédure civile :

5. Le premier de ces textes, qui donne compétence à la juridiction française en raison de la nationalité du défendeur, n’a vocation à s’appliquer que lorsqu’aucun critère ordinaire de compétence territoriale n’est réalisé en France.

6. Aux termes du second, la juridiction territorialement compétente est, sauf disposition contraire, celle du lieu où demeure le défendeur.

7. Pour déclarer la juridiction française incompétente au profit de la juridiction algérienne, la cour d’appel retient que M. X… a tacitement renoncé à son privilège de juridiction.

8. En statuant ainsi, alors que M. X… soutenait que l’article 15 du code civil était inapplicable, M. Y…, défendeur à l’action, se déclarant lui-même, dans ses conclusions, domicilié en France, de sorte que la juridiction française était territorialement compétente, la cour d’appel a violé les textes susvisés.

Article rédigé par Maître Laurent LATAPIE,

Avocat à Fréjus-Saint-Raphaël, 

Docteur en Droit, Chargé d’enseignement,

www.laurent-latapie-avocat.fr

Mariage d’un couple franco-thaïlandais, quelles formalités ? 

latapie avocat international 2025
latapie avocat international 2025
latapie avocat international 2025

Il convient de s’intéresser aux conditions dans lesquelles un mariage Franco-Thaïlandais doit être formalisé tantôt en France, tantôt en Thaïlande,

Article :

Il convient de s’intéresser aux conditions dans lesquelles un mariage Franco-Thaïlandais doit être formalisé tantôt en France, tantôt en Thaïlande, et s’intéresser particulièrement aux formalités existantes pour finaliser ce mariage conclu entre un ressortissant Français et un ressortissant Thaïlandais et pour s’assurer de sa parfaite efficience et opposabilité entre la France et la Thaïlande. 

Il convient de rappeler qu’il n’y a pas d’accord bilatéral entre la France et la Thaïlande.

Dès lors, tout Français se mariant en Thaïlande doit demander la retranscription de son acte de mariage Thaïlandais à l’état civil Français, auprès de l’état civil de l’Ambassade, pour que celui-ci soit reconnu en France.

Inversement, tout Thaïlandais qui souhaite faire reconnaitre son mariage et son divorce Français en Thaïlande doit présenter aux autorités Thaïlandaises l’acte de mariage et le jugement de divorce préalablement légalisé par le bureau de légalisation du ministère de l’Europe et des affaires étrangères à Paris traduit par un des traducteurs connus de l’ambassade royal de Thaïlande en France et sur légalisé par l’Ambassade de Thaïlande en France afin que ces procédures soient régularisées et permettent une retranscription auprès des autorités Thaïlandaises.

Il convient dès lors de s’intéresser aux modalités de mariage en Thaïlande à un ressortissant Français d’un ressortissant Thaïlandais.

1/ Quelles sont les formalités à accomplir avant le mariage franco-thaïlandais ?

Diverses formalités doivent être accomplies avant et après le mariage à un ressortissant Français afin que cette union soit reconnue comme valable par les autorités Françaises pour ensuite pouvoir obtenir un acte de mariage Français ainsi qu’un livret de famille.

Tout d’abord, conformément à la Loi Française, et ce au visa de l’article 171-2 du Code civil, le mariage d’un ressortissant Français doit être obligatoirement précédé par une publication des bans.

La publication des bans consistant à afficher publiquement pendant dix jours le projet de mariage à l’Ambassade et, le cas échéant, à la mairie de résidence si le ressortissant habite en France et, à défaut, au Consulat de France dont dépend le ressortissant s’il habite dans un pays à l’étranger, et notamment en Thaïlande.

Aux termes de ces dix jours d’affichage public, si aucune opposition au mariage n’a été faite, un certificat de capacité à mariage, autrement appelé CCAM, sera alors remis par les autorités Françaises.

Ce CCAM attestera de la nationalité Française, de la capacité matrimoniale de l’époux Français qui souhaite se marier avec une ressortissante thaïlandaise.

Cette capacité matrimoniale équivalant à confirmer le statut administratif de célibataire.

Cet état de publication des bans préalable au mariage suivi par la délivrance de ce certificat de capacité à mariage (CCAM) est obligatoire pour tous les ressortissants Français qui se marient en France ou à l’étranger au sein d’une Ambassade, Consulat ou auprès des autorités étrangères.

Il importe de préciser que les autorités Thaïlandaises ont parfaitement connaissance du process en droit Français et, dès lors, les autorités Thaïlandaises, si le mariage a lieu en Thaïlande, demanderont de toute façon au citoyen Français de présenter un certificat de capacité à mariage (CCAM) pour pouvoir célébrer leur union que cela soit entre deux Français ou entre un Français et un ressortissant Thaïlandais.

2/ Quels sont les documents à fournir pour les deux futurs conjoints franco-Thaïlandais ?

Il convient de s’intéresser pour un mariage Franco-Thaïlandais à des formalités que doit effectuer tantôt le ressortissant Français tantôt le ressortissant Thaïlandais.

Concernant le ressortissant Français, celui-ci doit fournir l’original de la copie d’acte de naissance datant de moins de trois mois, il ne doit s’agir donc ni d’un extrait ni d’une photocopie.

Alors que, 

Concernant le ressortissant Thaïlandais, celui-ci doit fournir copie de l’acte de naissance intégral et original légalisé par le ministère Thaïlandais des affaires étrangères (MOFA), puis, traduit par un des traducteurs agrée de l’Ambassade.

Attention, les autorités Françaises rappellent qu’aucune copie scannée de la légalisation ne peut être fournie, le tampon original du MOFA doit apparaitre sur l’acte de naissance et ce document ne pourra pas, par la suite, être restitué.

À charge pour le ressortissant Thaïlandais d’en faire copie si besoin était.

Celui-ci doit également fournir son acte de naissance et ses changements de nom ou prénom intervenus après la naissance, la légalisation de ces documents se fait alors en deux temps.

La légalisation auprès du ministère des affaires étrangères du Pays émetteur du document.

Puis, sur légalisation après traduction par l’Ambassade ou le Consulat de France compétent situé dans ce pays.

L’Apostille est une légalisation faite par le seul pays émetteur, généralement par le ministère de la justice.

Si le ressortissant Français est veuf, celui-ci doit fournir une copie intégrale de l’acte de décès de son conjoint décédé et, si celui-ci est divorcé, la mention de divorce éventuelle devra apparaitre sur l’acte de naissance datant de moins de trois mois.

Ce dernier devra également fournir un justificatif de la nationalité Française ainsi qu’un justificatif récent du domicile.

Le ressortissant Français peut, si celui-ci est enregistré au registre des Français de l’étranger, fournir un certificat d’inscription qui peut servir de justificatif de domicile.

Concernant le ressortissant Thaïlandais, si celui-ci est veuf, ce dernier doit fournir une copie légalisée de l’acte de décès du précédent conjoint et l’acte de mariage devra également être produit via la même procédure.

En cas de divorce, le ressortissant Thaïlandais devra fournir une copie originale d’un jugement de divorce légalisé et traduit par un traducteur agréé par l’Ambassade Française en Thaïlande.

Il devra également fournir un justificatif de pièce d’identité ou copie de son passeport et il devra également fournir la photocopie du THABIEN BAAN légalisé par le ministère Thaïlandais des affaires étrangères (MOFA), puis, traduit par un traducteur agréé.

Étant précisé que le THABIEN BAAN correspond au registre du domicile en Thaïlande, document obligatoire pour les ressortissants Thaïlandais.

3/ Sur le retrait du CCAM et mariage auprès des autorités Thaïlandaises

Il importe de préciser que, après la publication des bans, dans un délai de quatre à huit semaines, le ressortissant Français va recevoir un courrier électronique lui mentionnant que son certificat de capacité à mariage (CCAM) lui sera automatiquement envoyé dans l’enveloppe laissée à cet effet lors du dépôt du dossier.

Attention, le ministère des affaires étrangères et l’Ambassade de France rappellent qu’il est important de savoir que beaucoup de mairies Thaïlandaises refusent un CCAM produit à plus de trois mois.

Il est donc recommandé de ne pas tarder à se marier suite à la production du CCAM, à défaut, il conviendra de demander une réédition du CCAM par les services du Consulat ou de l’Ambassade Française.

Étant rappelé que le CCAM a une durée de validité d’un an pour les autorités Françaises.

Bien que les autorités Thaïlandaises réclament assez en pratique que celui-ci soit daté de moins de trois mois.

Qu’il importe de préciser que, une fois le CCAM entre les mains du ressortissant Français, celui-ci doit accomplir encore trois tâches auprès des services Français afin de pouvoir se marier auprès des autorités Thaïlandaises.

Premièrement, ce dernier doit s’assurer d’une copie conforme de son passeport car celle-ci sera demandée par les autorités Thaïlandaises.

Deuxièmement, il faudra fournir une certification de la signature du ressortissant Français sur une attestation sur l’honneur concernant le statut de célibataire.

En effet, le ressortissant Français doit remplir une attestation sur l’honneur de célibataire en Français établie avant l’arrivée à l’Ambassade, signée des mains du ressortissant Français.

Par la suite, l’Ambassade de France procédera à la certification de cette attestation sur l’honneur du célibat en confirmant bien que c’est le ressortissant Français qui a signé ce document.

Cette attestation sur l’honneur de célibat avec certification de signature par l’Ambassade Française est requise par les autorités Thaïlandaises pour les demandes en mariage.

Enfin, troisième étape, la certification de la signature des traducteurs.

La copie du passeport déjà certifiée et conforme ainsi que l’attestation sur l’honneur de votre statut de célibataire sur laquelle la signature du ressortissant Français a été certifiée par les soins de l’Ambassade Française ou le Consulat Français doivent faire l’objet d’une traduction par un traducteur agréé.

Ces trois traductions devront par la suite être certifiées à l’Ambassade de France.

4/ Sur la demande de transcription de l’enregistrement de l’acte de mariage Thaïlandais sur le registre de l’état civil Français

Il convient de s’intéresser aux conditions dans lesquelles il y a matière à procéder à la retranscription ou à un enregistrement de l’acte de mariage Thaïlandais sur les registres de l’état civil Français.

Ainsi, l’enregistrement, ou la transcription d’un acte de mariage Thaïlandais en Ambassade de France ou au Consulat Français a vocation par la suite à donner lieu à la délivrance d’un livret de famille et à la mise à jour de l’acte de naissance du conjoint Français.

C’est sous un délai de trois semaines que classiquement les actes de mariage Français et le livret de famille sont établis et adressés au ressortissant Français en Thaïlande.

Article rédigé par Maître Laurent LATAPIE,

Avocat à Fréjus-Saint-Raphaël, 

Docteur en Droit, Chargé d’enseignement,

www.laurent-latapie-avocat.fr

Marriage of a Franco-Thai couple: what formalities are required?

Laurent LATAPIE Avocat 2025 divorce international UIA
Laurent LATAPIE Avocat 2025 divorce international UIA
Laurent LATAPIE Avocat 2025 divorce international UIA

It is important to examine the conditions under which a Franco-Thai marriage must be formalized, sometimes in France, sometimes in Thailand.

Article:

It is important to examine the conditions under which a Franco-Thai marriage must be formalized, sometimes in France, sometimes in Thailand, and to pay particular attention to the existing formalities for finalizing this marriage between a French citizen and a Thai citizen, and to ensure its full validity and enforceability between France and Thailand.

It should be noted that there is no bilateral agreement between France and Thailand.

Therefore, any French citizen marrying in Thailand must request the transcription of their Thai marriage certificate into the French civil registry at the Embassy for it to be recognized in France.

Conversely, any Thai citizen wishing to have their French marriage and divorce recognized in Thailand must present the Thai authorities with the marriage certificate and divorce decree, previously legalized by the legalization office of the Ministry for Europe and Foreign Affairs in Paris, translated by one of the translators known to the Royal Thai Embassy in France, and further legalized by the Thai Embassy in France. This is necessary to complete the procedures and allow for transcription by the Thai authorities.

It is therefore important to understand the procedures for a French citizen marrying a Thai citizen in Thailand.

What formalities must be completed before a French-Thai marriage?

Several formalities must be completed before and after marriage to a French citizen for the union to be recognized as valid by the French authorities, thus enabling the issuance of a French marriage certificate and a family record book.

First, in accordance with French law, specifically Article 171-2 of the Civil Code, the marriage of a French citizen must be preceded by the publication of banns.

The publication of banns consists of publicly posting the proposed marriage for ten days at the Embassy and, if applicable, at the town hall of residence if the citizen lives in France, and, if applicable, at the French Consulate responsible for the citizen’s country of residence, particularly in Thailand.

At the end of these ten days of public posting, if no objection to the marriage has been raised, a certificate of capacity to marry, also known as a CCAM, will be issued by the French authorities.

This Certificate of Capacity to Marry (CCAM) will attest to the French nationality and marital capacity of the French spouse who wishes to marry a Thai national.

This marital capacity is equivalent to confirming the administrative status of single person.

This process of publishing the marriage banns prior to the marriage, followed by the issuance of this Certificate of Capacity to Marry (CCAM), is mandatory for all French nationals who marry in France or abroad at an Embassy, ​​Consulate, or before foreign authorities.

It is important to note that the Thai authorities are fully aware of the process under French law and, therefore, if the marriage takes place in Thailand, the Thai authorities will in any case require the French citizen to present a Certificate of Capacity to Marry (CCAM) in order to celebrate their union, whether it is between two French citizens or between a French citizen and a Thai national.

What documents are required for the two future Franco-Thai spouses?

For a Franco-Thai marriage, it is important to understand the formalities that must be completed by both the French and Thai nationals.

The French national must provide the original copy of their birth certificate, issued within the last three months. It cannot be an extract or a photocopy.

However,

The Thai national must provide a copy of their full and original birth certificate, legalized by the Thai Ministry of Foreign Affairs (MOFA), and translated by one of the Embassy’s certified translators.

Please note that the French authorities emphasize that scanned copies of the legalization are not acceptable. The original MOFA stamp must appear on the birth certificate, and this document cannot be returned afterward.

It is the Thai national’s responsibility to provide a copy if necessary.

They must also provide their birth certificate and any changes to their name or surname after birth. The legalization of these documents is a two-step process.

First, legalization by the Ministry of Foreign Affairs of the country that issued the document.

Then, legalization after translation by the competent French Embassy or Consulate in that country.

An Apostille is a legalization issued solely by the issuing country, generally by the Ministry of Justice.

If the French national is widowed, they must provide a full copy of their deceased spouse’s death certificate. If they are divorced, the divorce must be recorded on their birth certificate, which must be less than three months old.

They must also provide proof of French nationality and recent proof of residence.

French citizens registered with the French Nationals Abroad Register can provide a registration certificate, which can serve as proof of residence.

For Thai citizens, if widowed, a certified copy of the death certificate of the deceased spouse must be provided, and the marriage certificate must also be provided through the same procedure.

In the case of divorce, Thai citizens must provide an original copy of the divorce decree, certified and translated by a translator accredited by the French Embassy in Thailand.

They must also provide proof of identity or a copy of their passport, and a photocopy of their Thai National Residence Certificate (THABIEN BAAN), certified by the Thai Ministry of Foreign Affairs (MOFA) and translated by a certified translator.

It should be noted that the THABIEN BAAN is the official residence registration document in Thailand, mandatory for Thai citizens.

Regarding the Issuance of the CCAM and Marriage with the Thai Authorities

It is important to note that, after the publication of the banns, within four to eight weeks, the French citizen will receive an email informing them that their Certificate of Capacity to Marry (CCAM) will be automatically sent to them in the envelope provided for this purpose when submitting their application.

Please note that the Ministry of Foreign Affairs and the French Embassy remind the public that many Thai municipalities refuse CCAMs issued more than three months prior.

It is therefore recommended not to delay the marriage ceremony after receiving the CCAM. Otherwise, it will be necessary to request a new CCAM from the French Consulate or Embassy.

Please remember that the CCAM is valid for one year with the French authorities.

Although, in practice, the Thai authorities often require that it be dated within the last three months.

It is important to clarify that, once the French citizen receives the Certificate of Capacity to Marry (CCAM), they must complete three further steps with the French authorities in order to be able to marry in Thailand.

First, they must ensure they have a certified copy of their passport, as this will be required by the Thai authorities.

Second, they must provide a certified signature of the French citizen on a sworn statement attesting to their single status.

Indeed, the French citizen must complete a sworn statement of single status in French before arriving at the Embassy, ​​and have it signed by the French citizen.

Subsequently, the French Embassy will certify this sworn statement of single status, confirming that the French citizen is indeed the one who signed the document.

This sworn statement of single status, with signature certification by the French Embassy, ​​is required by the Thai authorities for marriage applications.

Finally, the third step is the certification of the translators’ signatures.

The certified copy of your passport, along with the sworn statement of your single status (on which the French national’s signature has been certified by the French Embassy or Consulate), must be translated by a certified translator.

These three translations must then be certified by the French Embassy.

Regarding the request for transcription of the Thai marriage certificate in the French civil registry

It is important to understand the conditions under which the Thai marriage certificate can be transcribed or registered in the French civil registry.

Thus, the registration or transcription of a Thai marriage certificate at the French Embassy or Consulate subsequently leads to the issuance of a family record book and the updating of the French spouse’s birth certificate.

It is typically within three weeks that the French marriage certificate and family record book are issued and sent to the French citizen in Thailand.

Article written by Laurent Latapie,

Attorney at Law in Fréjus-Saint-Raphaël, 

Doctor of Law, Lecturer,

www.laurent-latapie-avocat.fr

Parent séparé et enfant qui part avec lui en voyage à l’étranger

laurent LATAPIE Avocat droit international de la famille 2025

Dans l’hypothèse ou un parent séparé souhaite partir en voyage avec son ou ses enfants à l’étranger, qu’il soit français ou en binationalité ou encore de nationalité étrangère, la question peut se poser des formalités spécifiques à satisfaire pour permettre ce voyage sans être empêché ou mis en difficulté à la frontière

Article :

Lorsqu’un parent séparé souhaite voyager à l’étranger avec un enfant mineur, plusieurs aspects juridiques doivent être pris en compte. Les lois varient selon les pays, mais en général, elles visent à protéger les droits de l’enfant et à prévenir les enlèvements internationaux. 

Un cabinet d’avocats en droit international est en mesure de vous fournir toute information juridique capitale à la procédure ou d’accompagner toute personne à obtenir un Cerfa IST, un Cerfa OST ou un Cerfa AST en ligne ou auprès de la préfecture.

Le contexte légal des voyages à destination de l’étranger pour les enfants mineurs

Autorité parentale et autorisation de sortie du territoire

C’est un ensemble de droits et de devoirs exercés par chaque parent en vue de protéger l’enfant et de veiller à son bien-être. 

En cas de divorce ou de séparation avec un conjoint français et/ou de nationalité étrangère, l’autorité parentale peut être partagée ou attribuée à un seul parent. 

Dans ce contexte, les autorisations pour sortir d’un pays est souvent nécessaire pour qu’un enfant mineur puisse voyager dans un autre état.

Décret n° 2016-1483 du 2 novembre 2016 relatif à l’autorisation de sortie du territoire d’un mineur non accompagné par un titulaire de l’autorité parentale

Article 1

« L’autorisation de sortie du territoire par un titulaire de l’autorité parentale prévue à l’article 371-6 du code civil est rédigée au moyen d’un formulaire dont le modèle est fixé par un arrêté conjoint du ministre de l’intérieur, du garde des sceaux, ministre de la justice, et du ministre des outre-mer.
Ce formulaire comporte les mentions suivantes :
1° Les nom, prénoms, date et lieu de naissance de l’enfant mineur autorisé à quitter le territoire ;
2° Les nom, prénoms, date et lieu de naissance du titulaire de l’autorité parentale signataire de l’autorisation, la qualité au titre de laquelle il exerce cette autorité, son domicile, sa signature ainsi que, le cas échéant, ses coordonnées téléphoniques et son adresse électronique ;
3° La durée de l’autorisation, qui ne peut excéder un an à compter de la date de signature. »

En France, par exemple, une autorisation de sortie du territoire (AST) est requise pour tout enfant mineur voyageant sans l’un de ses parents ou tuteurs légaux. 

Cela nécessite une lettre de consentement du parent qui ne voyage pas avec l’enfant, et une copie de la carte d’identité ou une copie du passeport du parent signataire. 

Cas spécifiques en Belgique

En Belgique, les réglementations varient entre les régions (Bruxelles-Capitale, Wallonie, et Flandre). 

Chaque région peut avoir ses propres règles concernant ces autorisations pour les mineurs. 

Par exemple, dans la Région de Bruxelles-Capitale, autoriser par écrit par le parent qui n’accompagne pas l’enfant est également nécessaire.

Opposition et interdiction de sortie du territoire

Il existe des situations où un parent peut s’opposer aux sorties de l’enfant du territoire. 

Cela peut être formalisé par une lettre pour obtenir une opposition ou une interdiction de sortie du territoire (OST ou IST)

En France, ceci peut être demandée par l’un des parents auprès du juge des affaires familiales JAF en cas de risque d’enlèvement ou de non-retour de l’enfant.

CADA, Conseil du 11 janvier 2018, Préfecture de l’Isère, n° 20175414 (Affaire OST)

Le rôle de l’avocat en droit familial et droit international

L’avocat tout public en droit de la famille joue un rôle crucial pour les couples séparés dans le cadre des voyages dans d’autres pays avec des mineurs. Voici quelques-unes des principales fonctions d’un cabinet d’avocats dans ce type de contexte.

Conseils juridiques et représentation 

Un avocat est en mesure de fournir un conseil juridique essentiels à la personne concernée sur les droits et les devoirs des parents en matière de voyages à l’étranger avec leurs enfants

Il aide à comprendre la procédure à suivre et les documents nécessaires, tels que les autorisations de sortie du territoire et les lettres de consentement.

En cas de litige, le cabinet d’avocats représente les intérêts de son client devant les tribunaux, que ce soit pour obtenir une AST ou pour une IST.

Préparation des documents

Votre conseil aide à préparer les papiers nécessaires pour les voyages hors sol français y compris la lettre de consentement et les demandes d’autorisation de sortie du territoire. 

Il s’assure que tous chaque document est conforme aux exigences légales et qu’ils protègent les intérêts de l’enfant et de chaque parent.

Gestion des litiges internationaux et le risque d’enlèvement d’enfant

Les litiges de type internationaux peuvent survenir lorsque les ex conjoints sont en désaccord sur les voyages à destination d’autres États avec leur enfant. 

Le professionnel du droit dans le domaine international intervient pour résoudre ces conflits, que ce soit par la médiation ou par des actions en justice. 

Il peut également aider à mettre en œuvre une décision judiciaire internationale concernant la garde et les voyages des mineurs.

Protection contre les enlèvements internationaux

Un aspect crucial du rôle du professionnel du droit est de protéger les enfants contre les risques d’enlèvement international. 

Cela peut inclure la mise en place de mesures préventives, telles que l’inscription de l’enfant sur le fichier des personnes recherchées (FPR) ou l’obtention d’une interdiction de sortie du territoire.

Considérations pratiques pour les parents séparés

Planification et communication

Une bonne planification et une communication ouverte entre les parents sont essentielles pour éviter les conflits liés aux voyages à l’étranger

Les parents doivent discuter et convenir des destinations, des dates de voyage et des mesures de sécurité pour l’enfant.

Obtention de documents nécessaires

Les parents doivent s’assurer qu’ils disposent de chaque document nécessaire avant le voyage. 

Cela inclut les passeports, les cartes d’identité, les lettres de consentement et les autorisations de sortie du territoire. 

Il est recommandé de consulter un avocat pour vérifier que tous les papiers sont en règle.

Considérations régionales et internationales

Les parents doivent être conscients des différences régionales et internationales en matière de droit de la famille et de voyages avec des enfants mineurs. 

Sensibilisation aux risques

Les parents doivent être conscients des risques potentiels liés aux voyages à l’étranger, notamment en ce qui concerne la sécurité de l’enfant et les risques d’enlèvement. 

Ils doivent prendre des mesures pour minimiser ces risques, telles que l’inscription de l’enfant sur le fichier des personnes recherchées en cas de suspicion de départ non autorisé.

Pour résumer !

Voyager hors sol français avec un enfant mineur pour un parent séparé est un processus qui nécessite une compréhension approfondie des aspects juridiques. 

Votre avocat en droit de la famille et droit international de la famille joue un rôle indispensable en fournissant des conseils, en préparant les documents nécessaires et en représentant les intérêts d’un parent demandeur et de l’enfant en cas de litige. 

En fin de compte, le bien-être et la sécurité du mineur doivent toujours être au cœur de décision prise par les parents et les autorités judiciaires.

L’application des lois varie selon les régions et les États, ce qui rend le rôle du professionnel du droit encore plus crucial pour naviguer dans les complexités juridiques et assurer que toutes les parties respectent les droits et les devoirs en matière de voyages à l’étranger avec des enfants mineurs. 

Chaque parent doit donc s’assurer d’avoir une communication ouverte, de bien planifier les voyages et de consulter leur conseil pour éviter les conflits et garantir la sécurité de leurs enfants.

Article rédigé par Maître Laurent LATAPIE,

Avocat à Fréjus-Saint-Raphaël, 

Docteur en Droit, Chargé d’enseignement,

www.laurent-latapie-avocat.fr

Divorce international franco-vietnamien, quel rôle pour l’avocat ?

laurent latapie avocat divorce international Vietnam 2025
laurent latapie avocat divorce international Vietnam 2025
laurent latapie avocat divorce international Vietnam 2025

Le divorce international, notamment un divorce franco-vietnamien, avec ou sans enfants est un domaine du droit qui nécessite une connaissance approfondie des règlements européens, des conventions internationales et des jurisprudences.

Les avocats français spécialisés jouent un rôle crucial pour guider les ex-conjoints franco-vietnamien à travers les complexités des procédures avec ou sans juge et pour assurer que leurs droits sont protégés dans plusieurs États.

Article :

Le divorce international : une perspective juridique

Le divorce international, le divorce franco-vietnamien, est un domaine complexe du droit impliquant plusieurs systèmes juridiques pour divorcer.

Avec l’augmentation des mariages entre ex-conjoints de nationalités différentes, notamment franco-vietnamienne, ce phénomène devient de plus en plus courant.

Les procédures de divorce international ou de séparation internationale nécessitent l’expertise d’un avocat compétent spécialisé en divorces par consentement mutuel ou avec juge pour naviguer à travers les différentes lois applicables et les juridictions compétentes.

Par exemple, le Règlement Bruxelles II bis (n° 2201/2003) détermine les compétences des juridictions, tandis que le Règlement Rome III (n° 1259/2010) permet aux ex-conjoints de choisir la loi applicable à leur divorce.

Des jurisprudences, comme l’affaire C-68/07 Sundelind Lopez, illustrent les applications de ces règlements.

Cet article de Maître Latapie examine les aspects clés du divorce international pour les ex-conjoints qui souhaitent dissoudre leur mariage dans la juridiction concernée, notamment dans le cadre d’un divorce franco-vietnamien.

La compétence des juridictions sur le plan du divorce international

La détermination des compétences des juridictions pour divorcer est un élément crucial dans le cadre des procédures internationales.

Le Règlement Bruxelles II bis (n° 2201/2003) établit des règles claires pour définir quelle juridiction est compétente pour connaître des affaires de divorce au sein de l’Union européenne.

Selon ce règlement, les tribunaux de l’État membre où les époux ont leur résidence habituelle sont généralement compétents pour traiter les divorces au sein de chaque famille.

Cette règle vise à offrir une certaine stabilité et prévisibilité en alignant les compétences judiciaires avec le lieu de vie principal des ex-conjoints.

Par exemple, un couple vivant à Paris, même s’ils sont de nationalités différentes, notamment franco-vietnamien, pourrait voir leur procédure de divorce traitée par un tribunal français, car leur résidence habituelle est en France.

Cela facilite la procédure pour les époux, leur permettant d’entamer le processus de divorce dans un système juridique qu’ils connaissent et où ils vivent.

Le règlement prévoit également d’autres critères subsidiaires de compétence, tels que la dernière résidence habituelle commune si l’un des ex-conjoints y réside encore, ou la résidence habituelle de l’un des époux en cas de demande conjointe.

Ces dispositions visent à éviter les conflits de compétence et à garantir que le tribunal le plus approprié, en termes de lien avec les époux, soit saisi de l’affaire.

Ainsi, le Règlement Bruxelles II bis joue un rôle essentiel en fournissant un cadre juridique cohérent et harmonisé pour la détermination de la compétence des juridictions en matière de divorce au sein de l’Union européenne, assurant ainsi une protection efficace des droits des ex-conjoints.

La loi applicable aux ex-conjoints qui divorcent

Le choix de la loi applicable au divorce peut varier selon les juridictions, et ce choix est crucial pour déterminer les droits et obligations des ex-conjoints, franco-vietnamien.

En France, le Code civil permet aux époux de choisir la loi applicable à leur divorce, mais cette possibilité est encadrée par certaines conditions.

Les époux peuvent choisir la loi de l’un de leurs pays de nationalité ou des résidences habituelles. Cette flexibilité permet aux ex-conjoints de sélectionner la loi qui leur semble la plus favorable ou la plus adaptée à leur situation personnelle.

Si les époux ne font pas de choix explicite, la loi du pays où la famille réside habituellement s’applique par défaut.

Cela garantit une certaine continuité et prévisibilité juridique, en alignant le droit applicable sur le lieu de vie commun des époux.

Dans le cadre de l’Union européenne, le Règlement Rome III (n° 1259/2010) harmonise les règles concernant le choix de la loi applicable au divorce.

Ce règlement permet aux époux de choisir parmi les lois des pays avec lesquels ils ont un lien étroit, comme leur nationalité ou leur résidence habituelle.

Cette harmonisation vise à offrir plus de sécurité juridique et à réduire les conflits de lois entre chaque État membre.

La reconnaissance des jugements de divorces internationaux

Les reconnaissances des jugements de divorce rendus à l’étranger sont régies par des conventions internationales et des règlements européens, visant à simplifier et à harmoniser les procédures juridiques transfrontalières.

En vertu du Règlement Bruxelles II bis (n° 2201/2003), un jugement de divorce rendu dans un État membre de l’Union européenne est automatiquement reconnu dans les autres États membres.

Cela signifie qu’il n’est pas nécessaire de recourir à une procédure spéciale pour faire reconnaître un jugement à l’étranger, ce qui facilite la vie des époux ayant des liens dans plusieurs pays européens.

Ce règlement assure des reconnaissances mutuelles rapides et efficaces des décisions judiciaires en matière matrimoniale, notamment les divorces, les séparations de corps et les annulations de mariage.

Il renforce la sécurité juridique et la prévisibilité pour les familles vivant dans différents États membres.

Par exemple, un jugement rendu à Paris sera reconnu en Italie, en Allemagne ou en Espagne sans qu’il soit nécessaire d’engager de nouvelles procédures juridiques.

Cependant, il est important de noter que cette reconnaissance automatique est limitée aux États membres de l’Union européenne.

Pour les jugements rendus dans des pays tiers, notamment au Vietnam, des conventions bilatérales ou multilatérales, telles que la Convention de La Haye sur la reconnaissance des divorces, peuvent s’appliquer.

Ainsi, la collaboration d’un avocat spécialisé en droit international est souvent indispensable pour naviguer dans ces diverses régulations et assurer les reconnaissances effectives des jugements de divorce ou de séparation.

Les enjeux pratiques du divorce international

Pour les avocats spécialisés dans le divorce international, il est crucial de fournir à leurs clients des conseils éclairés sur les aspects pratiques de la procédure.

Cela inclut les implications financières, telles que la répartition des biens et les pensions alimentaires, ainsi que les questions relatives à la garde des enfants et aux droits de visite.

Le choix du cabinet d’avocats peut grandement influencer le déroulement de la procédure de divorce international.

Un cabinet expérimenté maîtrise plusieurs systèmes juridiques et sait naviguer entre les différentes juridictions compétentes.

Cette expertise est essentielle pour anticiper les défis et les obstacles potentiels et pour assurer une représentation efficace des intérêts de leurs clients.

En offrant des conseils personnalisés et en élaborant des stratégies adaptées à chaque situation, les avocats spécialisés aident leurs clients à gérer les complexités juridiques et émotionnelles de leur séparation, tout en visant à minimiser les conflits et à favoriser des résolutions mutuellement acceptables.

Rôle du cabinet d’avocats compétent en divorce international

Les cabinets d’avocat, notamment ceux basés à Fréjus, jouent un rôle crucial en aidant les ex-conjoints à naviguer à travers ces complexités.

Maître Latapie, avocat compétent spécialisé en droit de la famille et en divorce international, met en avant l’importance de sélectionner une juridiction compétente pour traiter le dossier et ce type d’affaires.

Cette décision stratégique influence non seulement les procédures mais aussi les conséquences légales et financières pour les parties impliquées.

Maître Latapie insiste également sur la nécessité d’anticiper les implications des lois applicables, car celles-ci peuvent varier considérablement selon les résidences habituelles et les nationalités.

En offrant des conseils éclairés et en représentant leurs clients dans divers États, les cabinets d’avocat spécialisés permettent aux époux de comprendre leurs droits et obligations, assurant ainsi une gestion plus sereine et efficace de leur séparation internationale.

En conclusion, le divorce international, notamment un divorce franco-vietnamien, avec ou sans enfants est un domaine du droit qui nécessite une connaissance approfondie des règlements européens, des conventions internationales et des jurisprudences.

Les avocats français spécialisés jouent un rôle crucial pour guider les ex-conjoints à travers les complexités des procédures avec ou sans juge et pour assurer que leurs droits sont protégés dans plusieurs États, en France comme auVietnam.

 

Article rédigé par Maître Laurent LATAPIE,

Avocat à Fréjus-Saint-Raphaël,

Docteur en Droit, Chargé d’enseignement,

www.laurent-latapie-avocat.fr

 

Mariage entre un Français et une Indonésienne : quel divorce choisir ? 

Laurent Latapie avocat immobilier 2025
Laurent Latapie avocat immobilier 2025
Laurent Latapie avocat immobilier 2025

 

Cet article explore les aspects légaux et les implications du mariage mais aussi des divorces dans le contexte international, en mettant l’accent sur la question juridique indonésienne et française.

Article :

La cérémonie de mariage avec une Indonésienne de l’île de Bali, l’île de Java ou autres lieux indonésiens est une aventure pleine de richesses culturelles et de défis juridiques.

Cet article explore les aspects légaux et les implications du mariage mais aussi des divorces dans le contexte international, en mettant l’accent sur la question juridique indonésienne et française.

Nous aborderons les éléments de propriété, de famille, de visa et le rôle des avocats spécialisés en divorces internationaux pour l’homme marié français et l’épouse indonésienne.

Le guide sur le mariage et le divorce avec une Indonésienne :

Le mariage en Indonésie

Le mariage, que ce soit sur Bali, Jakarta ou autres terres indonésiennes est un événement marqué par des rituels traditionnels riches et diversifiés.

Les Indonésiens attachent une grande importance aux cérémonies et aux traditions, rendant chaque mariage unique et mémorable.

Les conjoints étrangers qui choisissent de se marier dans cet État doivent se conformer à certaines procédures administratives pour que la célébration de leur union soit reconnue légalement, tant sur ce territoire que sur les terres françaises.

Pour un mariage avec une Indonésienne, il est nécessaire d’obtenir un certificat de capacité à mariage de l’ambassade française attenante à l’archipel.

Ce document atteste que les futurs mariés sont libres de tout engagement matrimonial antérieur.

Une fois ce certificat obtenu, l’union peut être célébré selon les lois locales.

Droit de la propriété et famille en Indonésie

Sur les terres indonésiennes, les lois sur la ou les propriétés ou « hak milik », peuvent varier significativement par rapport à celles en vigueur dans l’hexagone.

Il est crucial de comprendre ces différences, surtout en ce qui concerne les biens acquis avant et après la cérémonie d’un mariage.

Par exemple, au sein de l’archipel, certains biens immobiliers peuvent être réservés aux citoyens indonésiens, ce qui peut compliquer les choses pour les époux étrangers.

Le « livret de famille » est un document essentiel pour les familles mixtes, car il facilite la reconnaissance de l’union et des enfants issus de cette union dans les deux États. 

L’acte de mariage et de naissance des enfants doivent être enregistrés auprès des autorités compétentes pour éviter des complications juridiques à l’avenir.

Les divorces internationaux

Les divorces internationaux sont un domaine complexe nécessitant une connaissance approfondie des lois des deux états concernés.

Le Cabinet intervient en divorces internationaux, propriétés immobilières et dissolution des mariages à l’étranger peut aider à naviguer dans ce processus, notamment en ce qui concerne la garde des enfants, le partage des biens, et les droits de visite.

Procédures de divorce en Indonésie et en France

En Indonésie, la dissolution des mariages doit être prononcée par un tribunal religieux (pour les musulmans) ou un tribunal civil (pour les non-musulmans).

La procédure peut varier selon les religions et les circonstances particulières de chaque cas.

En France, les divorces peuvent être demandés via l’homme marié ou l’épouse par consentement mutuel ou pour d’autre motifs, notamment pour altération définitive du lien conjugal, chaque procédure ayant ses propres exigences et délais.

Le rôle de l’avocat en cas divorce international consiste à fournir des conseils précieux et une représentation juridique efficace pour les citoyens français et indonésiens.

Le cabinet aide à résoudre les problèmes de manière équitable et en conformité avec les lois des deux territoires concernant la dissolution des mariages.

Visas et immigration :

Le mariage avec une femme Indonésienne peut impliquer des questions de voyage et donc d’immigration, notamment l’obtention de visas et de permis de résidence.

En France, la future épouse indonésienne doit obtenir un visa VLS et, éventuellement, un permis de résidence.

En Indonésie, pour son voyage, le conjoint français peut obtenir un KITAS (permis de séjourner temporairement) ou un KITAP (permis de séjourner en permanence) selon la durée de séjour prévue.

Documents administratifs et formalités pour les conjoints et les mariés 

Les formalités entourant le mariage et divorce international peut être complexe.

Les futurs époux doivent préparer plusieurs documents, tels que l’acte de naissance, l’acte de mariage, et divers certificats de capacité à mariage.

Ces documents doivent être traduits et légalisés pour être acceptés dans un bureau lié aux bureaux des autorités des deux États.

L’ambassade de France à Jakarta joue un rôle crucial dans la facilitation de ces procédures, en fournissant des services de traduction et de certification de documents.

Il est recommandé pour le marié ou la mariée de consulter régulièrement le site de l’ambassade pour obtenir des informations à jour et des conseils pratiques.

Le cabinet intervient naturellement auprès des 2 ambassades et des 2 consulats en France comme en Indonésie.

Questions de religions et de cultures :

Le mariage interreligieux peut poser des défis particuliers en Indonésie, où la religion joue un rôle central dans la vie quotidienne et les affaires juridiques.

Les couples mixtes doivent souvent faire face à des attentes culturelles et religieuses différentes.

Il est essentiel de comprendre et de respecter ces différences pour garantir une union harmonieuse au sein de ce concept marital interreligieux.

L’assistance juridique :

Le cabinet intervient dans le domaine de la famille et dans le domaine international.

Son rôle est de résoudre des problèmes complexes liés au mariage, à la propriété, et au divorce.

Le cabinet aidant à naviguer dans les systèmes juridiques des deux territoires, assurant ainsi que les droits et les intérêts des deux parties sont protégés.

Mariage et divorce franco-indonésien, ce qu’il faut retenir :

Pour un Français, ou une française, se marier et divorcer avec une femme Indonésienne ou un homme indonésien implique une compréhension profonde des lois et des procédures des deux pays.

En présence d’avocats spécialisés et une bonne préparation administrative, les couples peuvent naviguer avec succès ces défis et construire une vie commune épanouissante.

Les questions de propriété, de famille, de visa, et de religion doivent être abordées avec soin et respect pour garantir une union harmonieuse et légalement reconnue.

Que vous soyez un citoyen français envisageant de vous marier en Indonésie, ou des conjoints mixtes cherchant à comprendre vos droits et responsabilités, une connaissance approfondie du droit international et l’assistance juridique et judiciaire sont essentielles.

En fin de compte, la clé d’une relation internationale réussie réside dans la compréhension mutuelle, le respect des lois, et le soutien juridique adéquat.

Alors quel divorce choisir avec une épouse Indonésienne ? 

Divorcer est une étape difficile et complexe, surtout lorsqu’il implique des époux de nationalités différentes. 

Pour des conjoints franco-indonésiens, choisir le bon type de divorces nécessite une compréhension approfondie des lois des deux pays et de leurs implications pratiques.

Ce guide explore les différents types de divorce disponibles pour un couple mixte, en mettant l’accent sur les aspects juridiques, les procédures, et les meilleures pratiques pour naviguer dans cette situation délicate.

Types de divorces en Indonésie et en France

Les systèmes juridiques français et indonésien offrent plusieurs divorces, chacun avec ses propres procédures et exigences.

Divorcer en Indonésie :

  1. Divorce religieux : En Indonésie, le système juridique distingue entre les musulmans et les non-musulmans. Pour les musulmans, les divorces doivent être prononcés par un tribunal religieux (« Pengadilan Agama »). Ce type de divorces suit les principes de la loi islamique (Sharia), et il peut être initié pour diverses raisons, y compris l’infidélité, la violence conjugale, ou l’abandon.
  2. Divorce civil : Les non-musulmans doivent recourir à un tribunal civil (« Pengadilan Negeri ») pour divorcer. Les motifs peuvent inclure la séparation de fait, la mésentente chronique, ou d’autres causes prévues par la loi civile.

Divorcer en France :

Plusieurs procédures de divorce et d’options juridiques et judiciaire s’offrent à l’époux souhaitant divorcer :

  1. Divorce par Consentement Mutuel : Ce type de divorces est le plus simple et le plus rapide. Les deux époux doivent s’entendre sur la séparation et sur toutes les conséquences du divorce (garde des enfants, partage des biens, etc.). Dans l’hexagone, depuis 2017, ce type de divorces peut être prononcé sans passer par un juge, simplement devant un notaire.
  2. Divorces pour acceptation du principe de la rupture du mariage : Ici, les deux époux sont d’accord pour divorcer mais ne parviennent pas à s’entendre sur les modalités. Un juge décide alors des aspects non résolus.
  3. Divorces pour altération définitive du lien conjugal : Ce type de divorces peut être demandé par l’un des époux si les ex conjoints vivent séparé depuis au moins un an.
  4. Divorces pour faute : Il est demandé par l’un des époux en raison d’une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations maritales (infidélité, violence, etc.).                                    

Comment choisir parmi les différents divorces ?

Quels sont les facteurs à considérer ?

  1. Accord Mutuel : Si les deux époux sont d’accord pour divorcer et sur les termes de la séparation, les divorces par consentement mutuel (procédure française) ou les divorces civils (en Indonésie) peuvent être la meilleure option. Cela réduit les coûts, le temps, et les tensions émotionnelles.
  2. Enfants et garde : Les décisions concernant la garde des enfants et les droits de visite sont cruciales. En France, ces questions sont abordées dans le cadre des divorces par consentement mutuel ou par le juge dans les autres divorces. En Indonésie, les tribunaux religieux ou civils tranchent ces questions selon les intérêts des enfants.
  3. Partage des biens : Le partage des biens peut varier considérablement entre la France et l’Indonésie. Sur le sol indonésien, la loi peut privilégier les citoyens indonésiens en matière de propriété foncière (« hak milik »), ce qui peut compliquer le partage des biens immobiliers. En France, le régime matrimonial choisi (séparation de biens, communauté réduite aux acquêts, etc.) influence ce partage.
  4. Résidence : La résidence des époux joue un rôle crucial. Un époux vivant en France peut préférer entamer une procédure en France pour bénéficier de la rapidité et de la simplicité des divorces par consentement mutuel.

Présentation de cas spécifiques :

    1. Divorces à distance : Si l’un des époux réside dans l’archipel (Bali, Java, Jakarta…) et l’autre en France, il est possible de procéder à une procédure à distance entre conjoint français et étranger. Cela nécessite une bonne coordination juridique et la gestion de document légal à travers les ambassades et les consulats.
    2. Divorces pour faute : Si un des époux souhaite divorcer pour faute en raison de comportements graves (violence, infidélité), les divorces pour faute dans l’hexagone ou les divorces religieux en Indonésie pourrait être envisagé. Ces procédures peuvent cependant être longues et émotionnellement éprouvantes.

Quel est le processus pratique et les démarches ?

    1. Consultation juridique : Avant d’initier une procédure, il est essentiel de consulter un avocat spécialisé en international dans le domaine familial. Dans l’hexagone, les avocats inscrits au barreau peuvent offrir des consultations gratuites pour évaluer votre situation.
    2. Documents nécessaires : Préparez tous les papiers nécessaires, y compris l’acte de mariage, les actes de naissance des enfants, les documents de propriété, et toute preuve de séparation ou de faute. Ces papiers doivent être traduits et, si nécessaire, légalisés.
    3. Coordination entre avocats du code civ. Et domaine international : Si les époux résident dans des États différents, la coordination entre les avocats des deux territoires est cruciale pour garantir que toutes les procédures de loi sont conformes aux lois locales et internationales.

Choisir le bon type de divorces avec une épouse indonésienne de Bali ou d’ailleurs nécessite une évaluation minutieuse de plusieurs facteurs, dont l’accord mutuel, les enfants, la propriété et la résidence.

Chaque situation est unique, et il est important de choisir la procédure qui minimise les conflits et protège les intérêts de toutes les parties impliquées.

Le cabinet intervenant dans le domaine international, familial, code pénal et nouvelle procédure de divorces peut offrir un soutien inestimable tout au long de ce processus, en veillant à ce que vos droits soient respectés et que les procédures légales soient suivies correctement.

En fin de compte, la clé d’une procédure réussie et équitable réside dans la préparation, la coopération, et la compréhension des complexités juridiques des deux systèmes.

Article rédigé par Maître Laurent LATAPIE,

Avocat à Fréjus-Saint-Raphaël,

Docteur en Droit, Chargé d’enseignement,

www.laurent-latapie-avocat.fr

 

 

 

 

Quelle juridiction et Loi applicable au divorce international ?

Laurent LATAPIE vacances judiciaires
Laurent LATAPIE vacances judiciaires
laurent latapie vacances judiciaires

Ce qu’il faut savoir sur la juridiction et la loi applicable en termes de divorce international

 

Article :

Le divorce international est un sujet complexe, impliquant divers systèmes juridiques et législations selon les pays impliqués. 

Cet article aborde les questions cruciales relatives aux tribunaux compétents, au déroulement des divorces hors de l’Union Européenne, à la loi applicable, ainsi qu’aux effets des divorces prononcés en France et à l’étranger.

Divorce international : procédures et lois applicables

Application de la loi : tribunaux compétents pour les divorces internationaux

Lorsqu’un des deux mariés souhaite divorcer dans des contextes internationaux, il est essentiel de déterminer quel tribunal est compétent pour traiter la demande. La décision de la cour compétente peut dépendre de plusieurs facteurs, notamment la résidence habituelle des époux, leur nationalité et les conventions internationales en vigueur.

Union Européenne UE

Dans l’UE, le Règlement Bruxelles II bis (n°2201/2003) régit la compétence de type judiciaire en matière de divorces. Ce règlement permet de saisir le tribunal de l’État membre où se trouve le lieu de vie habituel des ex conjoints, ou celle de l’un des époux en cas de séparation. Si les époux disposent d’un lieu de vie commun, cette cour est généralement compétente.

Hors Union Européenne UE

Pour les époux résidant hors du système européen, la détermination de la compétence peut s’avérer plus complexe et dépendra des conventions de type internationales (comme la Convention de La Haye) et des lois nationales de chaque pays.

En France, le Code de procédure civile prévoit que le juge français est compétent si l’un des époux est de nationalité française ou si l’un des époux réside habituellement sur le sol français.

Déroulement du divorce hors de l’Union Européenne UE

Le déroulement des divorces hors du système européen varie en fonction de l’application des législations nationales et des conventions internationales applicables.

Généralement, les étapes suivantes sont observées :

  • Introduction de la demande : L’époux demandeur doit déposer une requête devant le tribunal compétent, en respectant les règles de procédure du pays concerné.
  • Examen de la demande : Le tribunal examine la demande en tenant compte des éléments présentés par les deux parties, y compris les preuves de la rupture du mariage.
  • Médiation et conciliation : Certains pays imposent une phase de médiation ou de conciliation avant de prononcer le divorce.
  • Jugement : Si les conditions légales sont remplies, le tribunal prononce le divorce et statue sur les conséquences liées à la garde des enfants, la pension alimentaire et la liquidation du régime matrimonial.

Loi applicable aux divorces internationaux

La détermination de la loi applicable est cruciale dans les divorces internationaux. Elle peut influencer les droits et obligations des époux.

Union Européenne UE

Le règlement (UE) n°1259/2010, dit « Rome III », permet aux époux de choisir la loi applicable à leur divorce, à condition que cette loi ait un lien réel avec leur situation (par exemple, la loi de la résidence habituelle ou des nationalités des époux). À défaut de choix, la loi applicable sera celle de la résidence habituelle commune des époux, ou celle de la dernière résidence habituelle commune si l’un des époux y réside encore, ou la loi de la nationalité commune des époux, ou enfin, celle du tribunal saisi.

Hors Union Européenne UE

En dehors de l’UE, les conventions internationales comme la Convention de La Haye de 1970 sur la loi applicable aux obligations alimentaires peuvent s’appliquer. En l’absence de conventions, les tribunaux appliqueront souvent la loi dun lieu de vie habituel des époux au moment de la demande.

Effets du divorce prononcé en France et prononcé à l’Étranger

Les effets des divorces prononcés en France ou dans un autre État peuvent varier considérablement.

Divorces prononcés en France

Les divorces prononcés sur le sol français entraîne des conséquences juridiques immédiates sur le territoire de l’hexagone. Ces effets incluent la dissolution du mariage, la liquidation de l’un des régimes matrimoniaux, les décisions relatives à la garde des enfants, la pension alimentaire et éventuellement la prestation compensatoire.

Divorces prononcés à l’étranger

La reconnaissance sur le sol français d’un divorce prononcé dans un autre État dépend de plusieurs conditions, dont la conformité aux principes de l’ordre public international français et l’absence de fraude à la loi. Si ces conditions sont remplies, le divorce peut être reconnu et produire des effets juridiques en France, notamment en matière de régimes matrimoniaux et de responsabilité parentale.

La mission de l’avocat dans un divorce international

Le divorce international est un processus complexe qui requiert une expertise spécifique en droit international privé. Dans ce contexte, un cabinet d’avocats joue un rôle crucial en assistant et représentant les époux tout au long du processus de divorce. Cette mission implique plusieurs tâches essentielles, allant de la détermination de la compétence juridictionnelle à la gestion des aspects financiers et parentaux du divorce.

Détermination de la compétence juridictionnelle

La première mission du cabinet d’avocats est de déterminer quel tribunal est compétent pour traiter le divorce. 

En fonction de la résidence habituelle des époux, de leur nationalité et des conventions internationales en vigueur, l’avocat doit identifier l’État dont les tribunaux peuvent être saisis. Par exemple, dans l’UE, le Règlement Bruxelles II bis guide cette compétence en tenant compte de la résidence habituelle commune ou individuelle des époux. En dehors de l’UE, les avocats se réfèrent aux conventions internationales telles que la Convention de La Haye pour déterminer la juridiction compétente.

Il convient de citer la jurisprudence en la matière, savoir : Cass 1ère civ, 4 juin 2009, n°08-14.309, dans laquelle la haute juridiction précise :

Selon l’article 309 du code civil, lorsque l’un et l’autre époux ne sont pas de nationalité française ou domiciliés en France et que les tribunaux français sont compétents pour connaître du divorce, celui-ci est régi par la loi française lorsqu’aucune loi étrangère ne se reconnaît compétente.

 

Viole ce texte une cour d’appel qui pour appliquer la loi française, retient que l’épouse n’excipe d’aucune disposition de la loi allemande se reconnaissant compétente pour connaître du divorce sans jamais remettre en cause l’application de la loi française tout au long de la procédure, alors qu’elle devait rechercher si la loi allemande se reconnaissait compétente

 

 

Conseil sur la loi applicable

Une fois la juridiction compétente identifiée, le cabinet d’avocats doit conseiller les époux sur la loi applicable à leur situation. Le choix de cette loi est déterminant, car il influence les droits et obligations des parties. Le Règlement Rome III permet aux époux de choisir la loi applicable, pourvu qu’elle ait un lien significatif avec leur situation, comme la loi de leurs nationalités ou celle de leur résidence habituelle. L’avocat aide à identifier et à choisir la loi la plus avantageuse pour les intérêts de son client.

Gestion du régime matrimonial

La liquidation du régime matrimonial est un autre aspect critique du divorce international. L’avocat doit examiner le régime matrimonial en vigueur, qu’il soit communautaire ou séparatiste, et déterminer comment les biens et les dettes seront répartis. Cela inclut la prise en compte des lois nationales et internationales applicables au régime matrimonial. En France, par exemple, la loi française s’applique souvent pour la liquidation des biens situés en France, mais des conventions internationales peuvent aussi jouer un rôle.

Assistance dans les procédures de séparation de corps

Dans certains cas, les époux peuvent opter pour une séparation de corps plutôt qu’un divorce immédiat. Cette procédure permet aux époux de vivre séparés tout en restant mariés. L’avocat doit guider ses clients à travers cette alternative, en expliquant ses implications juridiques et financières, ainsi que ses effets sur la résidence habituelle et la gestion des biens.

Matière de responsabilité parentale

La gestion des responsabilités parentales est une autre mission clé de l’avocat dans un divorce international.

Il doit veiller à ce que les décisions concernant la garde des enfants, la résidence habituelle des enfants et les pensions alimentaires soient prises dans le meilleur intérêt des enfants et conformes aux lois applicables.

Le Règlement Bruxelles II bis et la Convention de La Haye sur la responsabilité parentale fournissent des cadres pour ces décisions, que l’avocat doit maîtriser et appliquer.

Article rédigé par Maître Laurent LATAPIE,

Avocat à Fréjus-Saint-Raphaël,

Docteur en Droit, Chargé d’enseignement,

www.laurent-latapie-avocat.fr

Divorce international franco-thaïlandais, quel juge compétent ? 

Dans le cadre d’un divorce franco-thaïlandais, la question est d’ailleurs souvent posée lorsqu’un des époux, français, souhaite divorcer, ce dernier souhaitant savoir s’il est plus pertinent pour lui de rentrer d’abord en France pour lancer la procédure de divorce devant le juge français ? Rappel des règles internationales de compétence du juge du divorce international.

Article :

L’hypothèse d’un mariage binational est de plus en plus fréquente.

Mon cabinet, la cabinet Laurent Latapie Avocat, en partenariat avec un confrère  en Thailande, s’intéresse plus particulièrement aux hypothèses de séparation et de divorce pour des couples franco-thaïlandais.

Or, immanquablement, le divorce devient particulièrement complexe lorsque les époux ont des nationalités différentes, franco-vietnamien, ou résident dans des pays différents, parfois même ni en France ni en Thailande.

La détermination de la compétence du juge est alors cruciale lors de la séparation du couple.

Cet article explore les principes et règlements en vertu de la loi au sein des divorces internationaux, des divorces franco-thaïlandais, en s’appuyant sur des jurisprudences concrètes et des textes législatifs applicables.

Il y a lieu d’examiner comment les critères des résidences habituelles, les nationalités et les conventions internationales, comme le règlement Bruxelles II bis, ou bien encore la Convention de La Haye, influencent la compétence judiciaire, offrant ainsi une compréhension claire des procédures, d’une décision judiciaire et des défis liés aux divorces transfrontaliers tout comme à leur retranscription dans les pays d’origine.

La compétence juridictionnelle sur le plan du divorce et du système européen : le Règlement Bruxelles II bis

Le règlement Bruxelles II bis (Règlement (CE) n° 2201/2003) est l’instrument principal régissant la compétence, la reconnaissance et l’exécution des décisions en matière matrimoniale au sein de l’Union Européenne.

Ce règlement définit des critères précis pour déterminer la compétence des tribunaux en cas de divorce lorsque les époux résident dans différents États membres.

Parmi ces critères figurent la résidence habituelle des époux, la dernière habituelle commune, celle habituelle du défendeur et dans certains cas, la nationalité commune des époux.

Le règlement vise à offrir une sécurité juridique et à éviter des décisions contradictoires en fixant des règles claires sur les compétences juridictionnelles.

Il facilite également la reconnaissance et l’exécution des jugements de divorces dans tous les États membres de l’UE, garantissant ainsi une cohérence et une efficacité accrues dans le traitement des affaires matrimoniales transfrontalières.

La fixation des critères de compétence juridictionnelle 

Le règlement énonce plusieurs critères, notamment :

  • La résidence habituelle des époux.
  • La dernière résidence habituelle des époux, si l’un d’eux y réside encore.
  • La résidence habituelle du défendeur.
  • En cas de demande conjointe, la résidence habituelle de l’un des époux.
  • La résidence habituelle du demandeur s’il y a résidé pendant au moins un an immédiatement avant l’introduction de la demande.
  • La nationalité des deux époux ou, pour le Royaume-Uni et l’Irlande, leur « domicile ».

Au niveau international, la force de La Convention de La Haye

En dehors de l’UE, la compétence en divorce peut être régie par la Convention de la Haye de 1970 sur la reconnaissance des divorces et des séparations de corps.

Cette convention a pour objectif d’harmoniser les règles de reconnaissance des divorces prononcés à l’étranger, facilitant ainsi la reconnaissance mutuelle des décisions de divorce entre les États signataires.

Elle établit des critères uniformes pour la reconnaissance des divorces, tels que la compétence du tribunal ayant prononcé le divorce et le respect des droits de la défense.

En assurant une reconnaissance plus facile et rapide des jugements de divorce étrangers, la convention aide à éviter les conflits de lois et les situations de « imbroglio juridique » où un divorce est reconnu dans un pays, mais pas dans un autre.

Ainsi, elle joue un rôle essentiel dans la gestion des divorces internationaux, en offrant une sécurité juridique accrue aux personnes concernées.

Quel juge compétent en France pour un divorce international ?

En France, la compétence juridictionnelle en matière de divorce est régie par le Code civil, spécifiquement par les articles 1070 à 1072.

Ces articles définissent les critères selon lesquels les tribunaux français peuvent être compétents pour connaître des demandes de divorce.

L’article 1070 stipule que la compétence territoriale appartient au juge du lieu où les époux résident.

S’ils vivent séparément, le juge compétent est celui du lieu où habite l’époux avec les enfants mineurs ou, à défaut, celui du lieu où habite l’époux qui n’a pas pris l’initiative de la procédure.

L’article 1071 précise les modalités de saisine du tribunal, tandis que l’article 1072 traite des cas où l’un des époux se révèle résider à l’étranger, en Thailande ou dans un autre pays.

Ces critères visent à assurer une proximité judiciaire avec les parties et à garantir que le tribunal saisi est le plus à même de traiter le dossier de manière équitable et efficace.

La jurisprudence française sur le divorce international se fonde principalement sur le Règlement Bruxelles II bis et la Convention de La Haye.

Les tribunaux français établissent leur compétence en vérifiant la résidence habituelle des époux ou la nationalité française de l’un des époux.

Lorsque le divorce est prononcé en Thailande, sa reconnaissance en France n’est pas non plus chose facile et dépend de la régularité de la procédure et du respect des droits de la défense.

La Cour de cassation a clarifié que la loi applicable face à une décision aux divorces peut être celle du pays où la procédure a été engagée, sauf si elle est manifestement incompatible avec l’ordre public français.

Les juges français évaluent également les conséquences financières et la garde des enfants selon les principes de la justice française, en cherchant à protéger les intérêts des parties vulnérables et des enfants.

La détermination de la résidence habituelle

La notion de résidence habituelle est centrale dans la détermination de la compétence dans un divorce international franco-thaïlandais.

Elle se réfère à l’endroit où une personne a établi, de manière stable et durable, le centre permanent de ses intérêts.

Cette résidence n’est pas simplement un lieu de séjour temporaire, mais un endroit où la personne vit de manière régulière et où se trouvent ses principales attaches personnelles, professionnelles et sociales.

La stabilité et l’intention de rester jouent un rôle crucial dans cette définition.

La résidence habituelle est utilisée comme critère pour déterminer quel tribunal est compétent, assurant ainsi que les lieux de juridiction soient pertinents et liés de manière significative à la vie quotidienne des époux.

Dans le cadre d’un divorce franco-thaïlandais, la question est d’ailleurs souvent posée lorsqu’un des époux, français, souhaite divorcer, ce dernier souhaitant savoir s’il est plus pertinent pour lui de rentrer d’abord en France pour lancer la procédure de divorce devant le juge français.

La Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE) a clarifié la notion de résidence habituelle à travers plusieurs décisions.

Par exemple, dans l’affaire C-497/10, PPU Mercredi, la CJUE a souligné l’importance de considérer les intentions de la personne quant à la durée et la stabilité de sa résidence.

La Cour a indiqué que les résidences habituelles impliquent non seulement une présence physique dans des lieux, mais aussi l’intention de s’y établir de manière durable.

Cette interprétation prend en compte divers facteurs, tels que les motifs du séjour, les attaches familiales et sociales et les projets futurs de la personne. Cette jurisprudence est essentielle pour déterminer les compétences juridictionnelles en matière de divorce international au sein de l’UE.

La nationalité des époux et la compétence juridictionnelle

La nationalité des époux, qu’ils soient français ou Thaïlandais, peut également influencer la détermination de la compétence juridictionnelle en matière de divorce.

Dans certains cas, la compétence peut être basée sur la nationalité commune des époux, facilitant ainsi la procédure de divorce dans un pays où les deux époux ont des attaches juridiques et culturelles, que ce soit en France ou en Thaïlande.

Cette règle permet de garantir que le tribunal saisi est pertinent et dispose des moyens nécessaires pour traiter le dossier de manière équitable.

Par exemple, un tribunal français peut être compétent pour connaître d’une demande de divorce si les deux époux sont de nationalité française, même s’ils résident en Thaïlande. Ce critère de nationalité renforce la sécurité juridique et l’efficacité des procédures des divorces internationaux.

Ainsi, le juge français peut être compétent pour connaître d’une demande de divorce si les deux époux sont de nationalité française, même s’ils résident en Thaïlande.

Cette règle permet aux citoyens en France de solliciter le divorce devant les juridictions de leur pays d’origine, assurant ainsi une certaine continuité juridique et culturelle.

Le Code civil prévoit cette possibilité pour garantir que les époux puissent accéder à une justice familière et cohérente avec leur nationalité.

Ainsi, un couple de ressortissants français vivant en Thaïlande peut saisir le Juge aux affaires familiales en France pour leur divorce.

Cette disposition renforce la protection des droits des époux français à l’étranger, en Thaïlande et facilite les démarches en leur permettant de traiter leur affaire dans un système juridique connu et adapté à leurs besoins spécifiques.

La reconnaissance, la retranscription et l’exécution en France des jugements de divorce rendus par le Juge thaïlandais

Au sein de l’UE, les jugements de divorce rendus dans un État membre sont automatiquement reconnus dans les autres États membres sans qu’il soit nécessaire de recourir à une procédure spéciale.

Cette reconnaissance automatique est prévue par le règlement Bruxelles II bis, qui vise à faciliter la libre circulation des décisions judiciaires sur le plan matrimonial au sein de l’UE.

Ainsi, une fois qu’un jugement de divorce est prononcé dans un État membre, il est immédiatement applicable et exécutoire dans tous les autres États membres, simplifiant ainsi les démarches administratives et juridiques pour les époux.

Cette harmonisation juridique contribue à une plus grande sécurité et efficacité dans la gestion des divorces transfrontaliers au sein de l’UE.

Toutefois, la reconnaissance d’un jugement de divorce peut être refusée dans certains cas, notamment si celui-ci est manifestement contraire à l’ordre public de l’État requis.

Cette exception permet de protéger les valeurs fondamentales et les principes juridiques essentiels de chaque État membre.

Par exemple, un jugement de divorce pourrait être rejeté s’il viole gravement les droits fondamentaux ou les normes de justice de l’État où la reconnaissance est demandée.

Cette clause d’ordre public garantit que, malgré la reconnaissance automatique des jugements de divorce au sein de l’UE, les États conservent la possibilité de protéger leurs intérêts juridiques et sociaux essentiels.

Or, fort heureusement, ce n’est pas le cas du jugement de divorce franco-thaïlandais.

La synergie entre avocat français et avocat thaïlandais

La synergie du cabinet de Laurent Latapie Avocat et de son homologue thaïlandais est déterminante et permet de finaliser un divorce franco-thaïlandais dans les meilleurs conditions possibles.

En effet, un divorce international demeure un sujet complexe et en constante évolution, les règlements européens, les conventions internationales et les législations nationales jouent tous un rôle crucial au sein des divorces internationaux.

La jurisprudence, tant au niveau national qu’international, apporte des clarifications essentielles pour l’application des critères de compétence.

Les défis posés nécessitent une harmonisation accrue des lois et une coopération internationale renforcée pour garantir des procédures justes et efficaces pour les époux concernés.

L’avocat, pour un divorce international, doit être à même de vous éclairer sur les points suivants :

  1. Compétence en droit international : Assurez-vous que votre professionnel du droit possède une expertise en droit international privé, notamment en matière de divorce et séparation. Vérifiez ses qualifications et son expérience dans des affaires similaires.

  2. Connaissance des juridictions : Un avocat familier avec les lois et procédures des pays impliqués est indispensable. Il doit comprendre les différences légales entre les juridictions et savoir quelle loi s’applique à votre situation. La synergie de l’avocat français avec l’avocat vietnamien est déterminante pour faciliter les démarches aussi bien France qu’en Thaïlande.

 

  1. Langue et communication : La maîtrise des langues des pays concernés est un atout. Une bonne communication avec votre avocat en dissolution de mariage est essentielle, tant pour la compréhension mutuelle que pour les négociations avec la partie adverse.

  2. Disponibilité et écoute : Un bon avocat en divorce et séparation sur le plan européen doit être disponible pour répondre à vos questions et préoccupations. Votre professionnel du droit doit également faire preuve d’empathie et comprendre les enjeux de type personnel de votre situation.

  3. Coût et transparence : La question des honoraires est aussi une source de préoccupation. C’est pourquoi les honoraires proposés sont souvent forfaitaires afin d’assurer une vraie visibilité et une vraie adaptabilité en termes de budget.

La question d’un divorce franco-thaïlandais doit être ainsi abordée des deux côtés des deux pays, France et Thaïlande pour assurer une sécurité juridique maximale dans les deux pays. Les époux, français ou thaïlandais, devant être assistés par un conseil compétent et de confiance pour les accompagner dans leur divorce international franco-thaïlandais.

 

Article rédigé par Maître Laurent LATAPIE,

Avocat à Fréjus, avocat à Saint-Raphaël, Docteur en Droit,

www.laurent-latapie-avocat.fr

 

 

 

 

Divorce franco-vietnamien, entre spécificités administratives et judiciaires françaises, et exequatur

Laurent LATAPIE Avocat 2025 droit de la famille
Laurent LATAPIE Avocat 2025 droit de la famille
Laurent LATAPIE Avocat 2025 droit de la famille

Quelles sont les démarches pour mettre en place une procédure de divorce franco-vietnamien, et le rendre effectif dans les deux pays, en France et au Vietnam ?

Article :

Le divorce est un processus juridique complexe qui devient encore plus compliquée lorsqu’il implique des époux de nationalités différentes. 

Dans ce contexte, nous examinerons les aspects en matière juridique et pratique du divorce en France avec un citoyen français marié à un conjoint vietnamien. 

Nous analyserons les procédures selon la juridiction, les lois applicables, les rôles des avocats et du tribunal, ainsi que les différentes étapes du divorce, en mettant l’accent sur les spécificités liées aux nationalités et le lieu de résidence des époux.

1/ Divorcer en France entre un époux français avec un époux vietnamien :

Quelle loi applicable aux divorces franco-vietnamiens ?

Lorsqu’il s’agit de divorcer en France pour un couple franco-vietnamien, la première question à résoudre est celle de la juridiction compétente et de la loi applicable. 

En vertu du règlement (CE) n° 2201/2003, connu sous le nom de « Bruxelles II bis », les juridictions françaises peuvent être compétentes pour prononcer le divorce si l’un des mariés réside habituellement en France.

Ce règlement s’applique dans tous les États membres de l’Union européenne et vise à faciliter la reconnaissance et l’exécution de décision de dissolution de mariage au sein de l’UE.

Le règlement Bruxelles II bis établit plusieurs critères de compétences, parmi lesquels la résidence habituelle des mariés figure en bonne place. Ainsi, même si l’un des conjoints est de nationalité vietnamienne, les tribunaux français peuvent être compétents si ce conjoint ou son époux français est domicilié habituellement en France.

Cette règle permet de simplifier la procédure au titre des divorces et d’assurer une certaine cohérence juridique au sein du système européen.

La détermination de la loi applicable est cruciale car elle influence directement les modalités des divorces, y compris la répartition des biens, la garde des enfants, et les pensions alimentaires.

En général, le droit français s’appliquera si les compétences des tribunaux français est établie, garantissant ainsi que les divorces soient traités conformément aux normes françaises.

La jurisprudence française est claire à ce sujet et rappelle les fixations de compétence juridictionnelle en la matière :

Cour de cassation, 1ère chambre civile, 25 mars 2015, n°13-25.225 :

Mais attendu que, par motifs propres et adoptés, l’arrêt, après avoir rappelé que les enfants sont nés en Allemagne de parents de nationalité allemande, relève que, par plusieurs décisions de justice, leur résidence a été fixée au domicile de la mère, celui-ci pouvant être en Allemagne, eu égard à l’intérêt supérieur des enfants, conformément aux souhaits exprimés par ces derniers, et à la prise en charge bien adaptée dans ce pays du handicap visuel de A…, et précise qu’au mois de septembre 2011, la mère a déménagé à Hirschberg, en Allemagne, et que les enfants y sont scolarisés depuis la rentrée ; que par ces seuls motifs, dont il ressort que la résidence des enfants en Allemagne ne se limitait pas, au moment de la saisine de la juridiction, à une simple présence à caractère temporaire ou occasionnel, mais s’inscrivait dans la durée et traduisait une certaine intégration dans un environnement social et familial, ce dont il résulte que la résidence habituelle des enfants, au sens de l’article 8 du règlement n° 2201/ 2003, se trouvait en Allemagne, à la date à prendre en considération par ce texte, la cour d’appel a légalement justifié sa décision de déclarer les juridictions françaises incompétentes ;

2/ La loi française et le Code civil dans un divorce franco-vietnamien :

Le code civil et le code de procédure civile réglementent les conditions dans lesquelles un divorce peut être prononcé en France entre un citoyen français et un citoyen vietnamien.

Le code civil fournit un cadre légal détaillé pour les divorces, couvrant divers aspects cruciaux en matière de procédures. 

Premièrement, le code civil précise les conditions de lieu de résidence habituelle des époux, ce qui est essentiel afin de déterminer les tribunaux compétents. 

Ainsi si le couple franco-vietnamien est domicilié habituellement en France, ce seront naturellement les tribunaux français qui seront compétents,

Deuxièmement, le code civil définit les motifs de divorces.

Il existe plusieurs types de divorce français, dont celui de divorce amiable autrement appelé divorce par consentement mutuel, celui pour faute, celui pour altération définitive du lien conjugal et enfin celui avec mention « accepté ».

Chaque type de divorce a des critères spécifiques qui doivent être remplis, comme l’accord mutuel des mariés ou la démonstration d’une faute grave.

Enfin, la mise en place d’un divorce franco-vietnamien comprends aussi des implications financières des divorces, notamment les pensions alimentaires. 

Celle-ci est destinée à assurer le soutien financier d’un des époux après la procédure.

Le juge français évalue les revenus et charges de chacun des époux, franco-vietnamien,

En somme, le C. civil français offre un cadre juridique exhaustif qui régit tous les aspects des divorces, garantissant une procédure équitable et structurée auprès des deux époux, franco-vietnamien,

3/ Les procédures de divorce en France pour un divorce franco-vietnamien :

Divorce par consentement mutuel 

La procédure amiable est l’une des formes les plus simples de divorces en France. Cela nécessite que les deux mariés soient d’accord sur le principe du processus et sur ses conséquences, telles que la répartition des biens, la prestation compensatoire ou la garde des enfants.

Cette procédure est rapide et nécessite généralement l’intervention d’un cabinet d’avocats auprès de chaque ex conjoints afin de garantir que leurs droits soient respectés.

Cependant, cette forme de divorce peut présenter des difficultés de retranscription au Vietnam auprès des autorités Vietnamiennes.

Divorce pour faute et autres formes de divorces

Outre le processus amiable, il existe d’autres formes de divorces, notamment celui pour faute, pour altération définitive du lien conjugal et le divorce accepté.

Chaque type de divorces a ses propres exigences et procédures spécifiques, qui peuvent être influencées par les nationalités et la résidence des mariés.

La compétence des tribunaux français

Les compétences des tribunaux français pour prononcer les divorces sont déterminés par plusieurs critères, notamment la résidence habituelle des mariés.

En vertu du règlement Bruxelles II bis, un tribunal français peut être compétent si l’un des ex conjoints habite habituellement en France, ou si les deux mariés sont de nationalité française et résident à l’étranger, notamment au Vietnam.

4/ La reconnaissance de décision de divorce français au Vietnam :

Une fois prononcé, la reconnaissance et l’exécution des décisions de divorces peuvent poser des problèmes, surtout si l’un des mariés réside dans un pays non-membre de l’Union européenne, comme le Vietnam.

Les procédures de reconnaissance varient en fonction des accords bilatéraux entre la France et l’autre pays impliqué.

Le divorce et la nationalité des époux français et vietnamien :

Nationalité française et époux étranger

Lorsque l’un des époux est de nationalité française et l’autre vietnamienne, des questions spécifiques peuvent surgir.

La différence des nationalités peut influencer la compétence des tribunaux, du juge et la loi applicable.

Divorce et droit international privé

Le droit international privé joue un rôle essentiel dans les divorces impliquant des époux de nationalités différentes. Il détermine la loi applicable au divorce et les juridictions compétentes, en tenant compte de facteurs tels que la résidence habituelle des époux et la nationalité des parties.

La pension alimentaire et les conséquences financières :

Détermination des pensions alimentaires

La détermination de la pension alimentaire dépend de plusieurs facteurs, y compris les besoins du marié demandeur et les capacités financières de l’autre ex. Les tribunaux français appliquent des critères spécifiques pour fixer le montant de la pension alimentaire, prenant en compte les revenus et les charges de chaque époux.

Répartition des biens

La répartition des biens est une autre question importante dans le cadre d’un divorce. Cette répartition peut être influencée par le régime matrimonial des époux. Les régimes matrimoniaux peuvent varier considérablement d’un pays à l’autre, et il est donc essentiel de déterminer quel régime matrimonial s’applique.

La séparation de corps

La séparation de corps est une alternative au divorce qui permet aux époux de vivre séparément sans mettre fin officiellement au mariage.

Cette procédure peut être utile auprès des couples franco-vietnamien qui souhaitent se séparer sans divorcer, en particulier concernant des raisons religieuses ou personnelles.

Les actes d’état civil pour un divorce franco-vietnamien :

5/ La Mise à jour des actes d’état civil :

Après le divorce, il est nécessaire de mettre à jour cet acte dans le but de refléter le changement de statut matrimonial. Cela inclut la mise à jour des registres de mariage et la notification des autorités compétentes.

Service central de l’état civil

Ce Service est responsable de la gestion d’acte d’état civil des Français nés à l’étranger, mariés ou décédés à l’étranger. Il joue un rôle crucial dans la mise à jour des registres et la délivrance des documents officiels nécessaires pour finaliser le divorce.

6/ Pour résumer sur les divorces avec un ex conjoint vietnamien :

Divorcer lorsqu’on est marié à un conjoint vietnamien implique une compréhension approfondie des lois et procédures françaises, ainsi qu’une prise en compte des aspects internationaux du droit de la famille et de la juridiction compétente. La résidence habituelle des époux, les nationalités et la compétence des tribunaux ou du juge sont des facteurs clés qui influencent le processus de divorces. Avec l’aide d’un avocat spécialisé en divorce judiciaire ou convention amiable dans le domaine international et une connaissance de la loi applicable, les époux peuvent naviguer cette procédure complexe et parvenir à une résolution équitable de leur divorce.

Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 6 mars 1968, Publié au bulletin

(Affaire demande d’exequatur d’un jugement de divorce etranger et application de la convention franco-vietnamienne)

Saisis d’une demande d’exequatur d’un jugement de divorce etranger, les juges du fond ont seulement a verifier si se trouvent remplies les conditions requises pour que cette decision puisse etre rendue executoire en france.

Cette instance n’echappe donc pas a la regle imperative de la publicite des debats.

Il résulte de l’article 23 du protocole d’application de la convention franco-vietnamienne du 15 septembre 1954 ratifiée par l’ordonnance du 10 décembre 1958 et publiée par décret du 22 avril 1959, que sont admis sans légalisation  » comme moyen de preuve jusqu’a preuve contraire les expéditions des jugements des tribunaux français et vietnamiens « .

 

La jurisprudence précisant à ce sujet, concernant l’exequatur d’un divorce franco-vietnamien que :

 

Attendu, en effet, qu’il résulte de l’article 23 du protocole d’application de la convention franco-vietnamienne du 15 septembre 1954 ratifiée par l’ordonnance du 10 décembre 1958 et publiée par décret du 22 avril 1959, déclarée applicable a la cause que sont admis sans législation comme moyen de preuve jusqu’a preuve contraire les expéditions des jugements des tribunaux français et vietnamiens que par ce motif de pur droit substitue a ceux de l’arrêt attaque celui-ci se trouve légalement justifie, des lors qu’il y est constate que dame x… avait notamment produit une expédition du jugement soumis a exequatur délivrée sur sa réquisition au consul de France de Saigon et revêtue du sceau du tribunal ;

 

Ainsi, ces quelques propos introductifs rappellent les conditions spécifiques liées à un divorce franco-vietnamien et les conditions dans lesquelles ce divorce franco-vietnamien peut être prononcé, puis rendu exécutoire dans l’autre pays, que ce soit en France ou au Vietnam. 

 

Article rédigé par Maître Laurent LATAPIE,

Avocat à Fréjus-Saint-Raphaël,

Docteur en Droit, Chargé d’enseignement,

www.laurent-latapie-avocat.fr

 

Ly hôn Pháp-Việt, giữa đặc thù hành chính và tư pháp của Pháp, và thi hành án

Laurent Latapie avocat immobilier 2025
Laurent Latapie avocat immobilier 2025
Laurent Latapie avocat immobilier 2025

Các bước để thiết lập thủ tục ly hôn Pháp-Việt và thực hiện có hiệu quả ở cả hai quốc gia, tại Pháp và Việt Nam, là gì?

 

Bài báo :

 

Ly hôn là một quá trình pháp lý phức tạp và trở nên phức tạp hơn khi liên quan đến vợ chồng có quốc tịch khác nhau.

 

Trong bối cảnh này, chúng tôi sẽ xem xét các khía cạnh pháp lý và thực tiễn của việc ly hôn tại Pháp với một công dân Pháp kết hôn với một người Việt Nam.

 

Chúng tôi sẽ phân tích các thủ tục theo thẩm quyền, luật áp dụng, vai trò của luật sư và tòa án, cũng như các giai đoạn khác nhau của quá trình ly hôn, tập trung vào các đặc điểm liên quan đến quốc tịch và nơi cư trú của vợ chồng.

 

1/ Ly hôn tại Pháp giữa vợ/chồng người Pháp và vợ/chồng người Việt Nam:

 

Luật nào áp dụng cho việc ly hôn giữa Pháp và Việt Nam?

 

Khi nói đến việc ly hôn ở Pháp đối với cặp đôi Pháp-Việt, câu hỏi đầu tiên cần giải quyết là thẩm quyền giải quyết và luật áp dụng.

 

Theo Quy định (EC) số 2201/2003, được gọi là « Brussels II bis », tòa án Pháp có thể có thẩm quyền chấp thuận đơn ly hôn nếu một trong hai vợ chồng thường trú tại Pháp.

 

Quy định này áp dụng tại tất cả các quốc gia thành viên của Liên minh Châu Âu và nhằm mục đích tạo điều kiện thuận lợi cho việc công nhận và thi hành các quyết định giải thể hôn nhân trong EU.

 

Quy định Brussels II bis thiết lập một số tiêu chí về năng lực, trong đó nơi cư trú thường xuyên của cặp đôi kết hôn đóng vai trò quan trọng. Do đó, ngay cả khi một trong hai vợ chồng có quốc tịch Việt Nam, tòa án Pháp vẫn có thể có thẩm quyền nếu người phối ngẫu này hoặc người phối ngẫu người Pháp của họ thường trú tại Pháp.

 

Quy định này đơn giản hóa thủ tục ly hôn và đảm bảo tính nhất quán về mặt pháp lý trong hệ thống châu Âu.

 

Việc xác định luật áp dụng là rất quan trọng vì nó ảnh hưởng trực tiếp đến các điều khoản ly hôn, bao gồm phân chia tài sản, quyền nuôi con và tiền cấp dưỡng.

 

Nhìn chung, luật pháp Pháp sẽ được áp dụng nếu thẩm quyền của tòa án Pháp được xác lập, do đó đảm bảo rằng việc ly hôn được xử lý theo tiêu chuẩn của Pháp.

 

Luật lệ của Pháp nêu rõ vấn đề này và nhắc lại việc thiết lập thẩm quyền tài phán trong vấn đề này:

 

Tòa Phúc thẩm, Phòng Dân sự số 1, ngày 25 tháng 3 năm 2015, Số 13-25.225:

 

Nhưng trong khi đó, vì những lý do riêng của mình và những lý do đã thông qua, phán quyết, sau khi nhắc lại rằng những đứa trẻ được sinh ra tại Đức với cha mẹ là người Đức, lưu ý rằng, theo một số quyết định của tòa án, nơi cư trú của chúng đã được ấn định tại nơi cư trú của người mẹ, có thể là ở Đức, có tính đến lợi ích tốt nhất của những đứa trẻ, phù hợp với mong muốn của người mẹ, và sự chăm sóc thích hợp được cung cấp tại quốc gia đó cho khiếm khuyết về thị lực của A…, và nêu rõ rằng vào tháng 9 năm 2011, người mẹ đã chuyển đến Hirschberg, Đức và những đứa trẻ đã đi học ở đó kể từ đầu năm học; chỉ vì những lý do này, từ đó có thể thấy rõ rằng nơi cư trú của trẻ em tại Đức không chỉ giới hạn, tại thời điểm tòa án bị tịch thu, chỉ là sự hiện diện tạm thời hoặc thỉnh thoảng, mà là lâu dài và phản ánh sự hòa nhập nhất định vào môi trường xã hội và gia đình, từ đó suy ra rằng nơi cư trú thường xuyên của trẻ em, theo nghĩa của Điều 8 của Quy định số 2201/2003, là ở Đức, vào ngày được văn bản đó xem xét, Tòa Phúc thẩm đã hợp pháp biện minh cho quyết định tuyên bố tòa án Pháp là vô thẩm quyền;

 

2/ Luật pháp Pháp và Bộ luật Dân sự trong vụ ly hôn Pháp-Việt:

 

Bộ luật Dân sự và Bộ luật Tố tụng Dân sự quy định các điều kiện để có thể tuyên bố ly hôn tại Pháp giữa công dân Pháp và công dân Việt Nam.

 

Bộ luật Dân sự cung cấp khuôn khổ pháp lý chi tiết cho việc ly hôn, bao gồm nhiều khía cạnh thủ tục quan trọng.

 

Đầu tiên, Bộ luật Dân sự quy định cụ thể điều kiện cư trú thường xuyên của vợ chồng, điều này rất cần thiết để xác định tòa án có thẩm quyền.

 

Do đó, nếu cặp đôi Pháp-Việt thường trú tại Pháp thì đương nhiên tòa án Pháp sẽ có thẩm quyền giải quyết.

 

Thứ hai, Bộ luật Dân sự quy định căn cứ ly hôn.

 

Có một số loại ly hôn ở Pháp, bao gồm ly hôn thuận tình, còn được gọi là ly hôn theo thỏa thuận chung, ly hôn do lỗi, ly hôn do sự đổ vỡ vĩnh viễn của mối quan hệ hôn nhân và ly hôn với từ « được chấp nhận ».

 

Mỗi loại ly hôn đều có những tiêu chí cụ thể phải đáp ứng, chẳng hạn như sự đồng thuận của vợ chồng hoặc bằng chứng về lỗi nghiêm trọng.

 

Cuối cùng, việc thực hiện một vụ ly hôn Pháp-Việt cũng bao gồm những tác động về mặt tài chính của vụ ly hôn, đặc biệt là tiền cấp dưỡng.

 

Điều này nhằm mục đích đảm bảo sự hỗ trợ tài chính cho một trong hai vợ chồng sau khi thực hiện thủ thuật.

 

Thẩm phán người Pháp đánh giá thu nhập và chi phí của mỗi bên vợ chồng, người Pháp-Việt,

Tóm lại, Bộ luật Dân sự Pháp cung cấp một khuôn khổ pháp lý toàn diện điều chỉnh mọi khía cạnh của việc ly hôn, đảm bảo một thủ tục công bằng và có cấu trúc cho cả hai vợ chồng, Pháp-Việt,

 

3/ Thủ tục ly hôn tại Pháp đối với trường hợp ly hôn Pháp-Việt:

 

Ly hôn theo sự đồng thuận của cả hai bên

 

Thủ tục hòa giải là một trong những hình thức ly hôn đơn giản nhất ở Pháp. Điều này đòi hỏi cả hai vợ chồng phải đồng ý về nguyên tắc của quá trình và hậu quả của nó, chẳng hạn như phân chia tài sản, quyền lợi bồi thường hoặc quyền nuôi con.

 

Thủ tục này diễn ra nhanh chóng và thường đòi hỏi sự can thiệp của một công ty luật với mỗi người vợ/chồng cũ để đảm bảo quyền của họ được tôn trọng.

 

Tuy nhiên, hình thức ly hôn này có thể gây khó khăn trong việc chuyển giao cho các cơ quan chức năng tại Việt Nam.

 

Ly hôn do lỗi và các hình thức ly hôn khác

 

Ngoài quá trình hòa giải, còn có các hình thức ly hôn khác, bao gồm ly hôn do lỗi, ly hôn do sự đổ vỡ vĩnh viễn của mối quan hệ hôn nhân và ly hôn được chấp nhận.

 

Mỗi loại ly hôn đều có những yêu cầu và thủ tục riêng, có thể bị ảnh hưởng bởi quốc tịch và nơi cư trú của vợ chồng.

 

Quyền tài phán của tòa án Pháp

 

Quyền tài phán của tòa án Pháp trong việc tuyên bố ly hôn được xác định dựa trên một số tiêu chí, bao gồm cả nơi cư trú thường xuyên của vợ chồng.

 

Theo Quy định Brussels II bis, tòa án Pháp có thể có thẩm quyền nếu một trong hai vợ chồng cũ thường trú tại Pháp hoặc nếu cả hai vợ chồng đều mang quốc tịch Pháp và cư trú ở nước ngoài, đặc biệt là ở Việt Nam.

 

4/ Việc công nhận phán quyết ly hôn của Pháp tại Việt Nam:

 

Một khi được tuyên bố, việc công nhận và thi hành quyết định ly hôn có thể gây ra vấn đề, đặc biệt nếu một trong hai vợ chồng cư trú ở một quốc gia ngoài Liên minh châu Âu, chẳng hạn như Việt Nam.

 

Thủ tục công nhận khác nhau tùy thuộc vào các thỏa thuận song phương giữa Pháp và quốc gia liên quan.

 

Ly hôn và quốc tịch của vợ chồng người Pháp và Việt Nam:

 

Quốc tịch Pháp và vợ/chồng là người nước ngoài

 

Khi một trong hai vợ chồng mang quốc tịch Pháp và người kia mang quốc tịch Việt Nam, có thể nảy sinh những câu hỏi cụ thể.

 

Sự khác biệt về quốc tịch có thể ảnh hưởng đến thẩm quyền của tòa án, thẩm phán và luật áp dụng.

 

Ly hôn và luật quốc tế tư nhân

 

Luật quốc tế tư nhân đóng vai trò quan trọng trong các vụ ly hôn liên quan đến vợ chồng có quốc tịch khác nhau. Nó xác định luật áp dụng cho việc ly hôn và tòa án có thẩm quyền, có tính đến các yếu tố như nơi cư trú thường xuyên của vợ chồng và quốc tịch của các bên.

 

Tiền cấp dưỡng và hậu quả tài chính:

 

Xác định tiền cấp dưỡng

 

Việc xác định tiền cấp dưỡng phụ thuộc vào một số yếu tố, bao gồm nhu cầu của người phối ngẫu yêu cầu và khả năng tài chính của người kia. Tòa án Pháp áp dụng các tiêu chí cụ thể để ấn định số tiền cấp dưỡng, có tính đến thu nhập và chi phí của mỗi bên vợ/chồng.

 

Phân phối tài sản

 

Một vấn đề quan trọng khác trong việc ly hôn là phân chia tài sản. Sự phân phối này có thể bị ảnh hưởng bởi chế độ hôn nhân của vợ chồng. Chế độ tài sản hôn nhân có thể khác nhau đáng kể ở mỗi quốc gia, do đó, điều cần thiết là phải xác định chế độ tài sản hôn nhân nào được áp dụng.

 

Tách rời các cơ thể

 

Ly thân là giải pháp thay thế cho ly hôn, cho phép vợ chồng sống riêng mà không chính thức chấm dứt hôn nhân.

 

Thủ tục này có thể hữu ích cho các cặp đôi Pháp-Việt muốn ly thân mà không ly hôn, đặc biệt là vì lý do tôn giáo hoặc cá nhân.

 

Hồ sơ hộ tịch cho vụ ly hôn giữa Pháp và Việt Nam:

 

5/ Cập nhật hồ sơ hộ tịch:

 

Sau khi ly hôn, cần phải cập nhật tài liệu này để phản ánh sự thay đổi về tình trạng hôn nhân. Điều này bao gồm việc cập nhật hồ sơ kết hôn và thông báo cho các cơ quan có thẩm quyền.

Dịch vụ hộ tịch trung ương

 

Dịch vụ này chịu trách nhiệm quản lý các giấy tờ hộ tịch của người Pháp sinh ra ở nước ngoài, kết hôn hoặc qua đời ở nước ngoài. Nó đóng vai trò quan trọng trong việc cập nhật hồ sơ và cấp các giấy tờ chính thức cần thiết để hoàn tất thủ tục ly hôn.

 

6/ Tóm tắt về vụ ly hôn với vợ/chồng cũ người Việt Nam:

 

Việc ly hôn khi kết hôn với vợ/chồng người Việt Nam đòi hỏi phải hiểu rõ luật pháp và thủ tục của Pháp, cũng như cân nhắc đến các khía cạnh quốc tế của luật gia đình và thẩm quyền tài phán. Nơi cư trú thường xuyên của vợ chồng, quốc tịch và quyền tài phán của tòa án hoặc thẩm phán là những yếu tố chính ảnh hưởng đến quá trình ly hôn. Với sự trợ giúp của luật sư chuyên về giải quyết ly hôn quốc tế và hiểu biết về luật hiện hành, các cặp vợ chồng có thể vượt qua quá trình phức tạp này và đạt được giải pháp công bằng cho vụ ly hôn của mình.

Tòa án phúc thẩm, Phòng dân sự 1, ngày 6 tháng 3 năm 1968, Đăng trong bản tin

(Vụ án yêu cầu thi hành bản án ly hôn nước ngoài và áp dụng Công ước Pháp – Việt)

Khi được yêu cầu thi hành bản án ly hôn ở nước ngoài, thẩm phán xét xử chỉ cần xác minh xem các điều kiện cần thiết để quyết định này có thể được thi hành tại Pháp hay không.

Do đó, trường hợp này không thoát khỏi quy tắc bắt buộc là phải công khai các cuộc tranh luận.

Theo Điều 23 của Nghị định thư thực hiện Công ước Pháp-Việt ngày 15 tháng 9 năm 1954, được phê chuẩn theo lệnh ngày 10 tháng 12 năm 1958 và công bố theo nghị định ngày 22 tháng 4 năm 1959, bản sao phán quyết của tòa án Pháp và Việt Nam được chấp nhận mà không cần hợp pháp hóa « như một phương tiện chứng minh cho đến khi có bằng chứng khác ».

 

Luật lệ pháp lý quy định về vấn đề này, liên quan đến việc thi hành án ly hôn giữa Pháp và Việt Nam rằng:

 

Trong khi đó, trên thực tế, theo Điều 23 của Nghị định thư thực hiện Công ước Pháp-Việt ngày 15 tháng 9 năm 1954 được phê chuẩn theo lệnh ngày 10 tháng 12 năm 1958 và được công bố theo sắc lệnh ngày 22 tháng 4 năm 1959, tuyên bố áp dụng cho vụ án, thì các bản sao phán quyết của tòa án Pháp và Việt Nam được chấp nhận mà không cần luật định làm bằng chứng cho đến khi có bằng chứng khác, và vì lý do này, bản sao của phán quyết bị tranh chấp được thay thế bằng luật thuần túy, thì điều sau là hợp pháp, vì có ghi chú rằng Bà X… đã đặc biệt xuất trình một bản sao phán quyết phải được thi hành theo yêu cầu của bà gửi cho lãnh sự Pháp tại Sài Gòn và có đóng dấu của tòa án;

 

Vì vậy, một vài nhận xét mở đầu này nhắc lại những điều kiện cụ thể liên quan đến việc ly hôn Pháp-Việt và những điều kiện mà theo đó việc ly hôn Pháp-Việt này có thể được tuyên bố, sau đó được thi hành ở quốc gia kia, dù là ở Pháp hay ở Việt Nam.

 

Bài viết của Maître Laurent LATAPIE,

Luật sư tại Fréjus-Saint-Raphaël,

Tiến sĩ Luật, Giảng viên,

www.laurent-latapie-avocat.fr